16 novembre 2009
"Pourquoi que je vis" de Boris Vian
Pourquoi je vis
Pourquoi que je vis
Pourquoi que je vis
Pour la jambe jaune
D'une femme blonde
Appuyée au mur
Sous le plein soleil
Pour la voile ronde
D'un pointu du port
Pour l'ombre des stores
Le café glacé
Qu'on boit dans un tube
Pour toucher le sable
Voir le fond de l'eau
Qui devient si bleu
Qui descend si bas
Avec les poissons
Les calmes poissons
Ils paissent le fond
Volent au-dessus
Des algues cheveux
Comme zoizeaux lents
Comme zoizeaux bleus
Pourquoi que je vis
Parce que c'est joli.
15 novembre 2009
Ding dong ! Arrêtez vos sonneries !
Le facteur, le voisin et quelques amis ont récemment compris que nous avions un problème. Ils ont beau appuyer sur la sonnette à la porte d'entrée, personne ne vient leur ouvrir... et pour cause, la sonnette est morte.
Direction le magasin BricoMachin pour en acheter un neuf, parce qu'au passage, on n'achète pas une sonnette, Madame, mais un carillon, et Madame est de retour avec un modèle ultra-chic -comprenez en plastoque gris imitation argent- SOS Sentinel France, référence 413414.
Elle a bien vérifié les caractéristiques avant l'achat : "sans fil", super ! "garanti 2 ans", très bien ! "16 mélodies possibles", sympa ! "portée 80 mètres", amplement suffisant ! "bouton poussoir résistant aux intempéries", parfait ! Et heureusement, d'ailleurs, parce qu'en général, un bouton poussoir, ça s'installe à l'extérieur, n'est-ce pas ?
Ah, mais attends, ma chérie, qu'est-ce qui est écrit, là en plus petit ?
"Le bouton poussoir résistant aux intempéries n'est pas étanche"...
Je vous résume : le bouton poussoir étanche aux intempéries résiste au vent et au soleil, mais pas à la pluie et à la neige. Bon, ça va, on a compris, on installera le bouton poussoir à l'intérieur, derrière la porte, avec ce panonceau d'avertissement à l'extérieur : "Entrez puis sonnez"...
14 novembre 2009
Salon du livre de Chazay d'Azergues
Je serai aujourd'hui présent au
Premier salon du livre de Chazay d'Azergues
parrainé par Sorj Chalandon, journaliste et écrivain (prix Médicis 2006), auteur de l'excellent roman Mon Traître et de La Légende de nos pères.
De nombreux auteurs invités, et de multiples animations pour grands et petits tout au long de la journée.
Chazay d'Azergues est une commune située au nord-ouest de Lyon ; c'est là que vit le héros BD de Manu Larcenet !
http://www.chazaydazergues.fr/
13 novembre 2009
Mille-Feuilles : le livre de la semaine, "La Colère de la montagne au petit matin", de Joëlle Cuvilliez.
"Le Mille-feuilles"
Découvrez aujourd'hui, dans le Journal du Centre, la recommandation du livre de la semaine :
La Colère de la montagne au petit matin, de Joëlle Cuvilliez.
La vie de Fathi est à l’image des figues de Barbarie que son père l’oblige à ramasser chaque matin : parsemée de douloureuses épines. Son rêve ? Quitter cette vie tunisienne et voir mourir son père si violent. « Si l’bordil », comme dit son cousin Moustafa. Et Fathi connaît la colère de la montagne au petit matin, ce volcan cracheur de feu vu à la télévision...
L'avez-vous lu ? Qu'en pensez-vous ?
12 novembre 2009
Balzac a dit (3) :
"Il se passe chez les poètes ou chez les écrivains réellement philosophes, un phénomène moral, inexplicable, inouï, dont la science peut difficilement rendre compte. C'est une sorte de seconde vue qui leur permet de deviner la vérité dans toutes les situations possibles ; ou, mieux encore, je ne sais quelle puissance qui les transporte là où ils doivent, où ils veulent être. Ils inventent le vrai, par analogie, ou voient l'objet à décrire, soit que l'objet vienne à eux, soit qu'ils aillent eux-mêmes vers l'objet.
Donc l'écrivain doit avoir analysé tous les caractères, épousé toutes les moeurs, parcouru le globe entier, ressenti toutes les passions, avant d'écrire un livre ; ou les passions, les pays, les moeurs, les caractères, accidents de nature, accidents de morale, tout arrive dans sa pensée. (...) Les hommes ont-ils le pouvoir de faire venir l'univers dans leur cerveau, ou leur cerveau est-il un talisman avec lequel ils abolissent les lois du temps et de l'espace ?... La science hésitera longtemps à choisir entre ces deux mystères également inexplicables."
Honoré de Balzac (préface de La Peau de chagrin)
11 novembre 2009
"Entre les murs", un spectacle à Decize.
Jeudi 12 novembre à 20h30
Une soirée théâtre, annoncée ainsi :
"Adaptée du roman de François Bégaudeau, cette pièce raconte le quotidien d'un collège de ZEP à travers le regard d'un professeur de français volontaire et désabusé...
Les quatre comédiens interprètent une version touchante et conviviale, remaniée avec talent par le metteur en scène François Wastiaux."
Salle Théodore Gérard
Tarif plein : 14 €
Tarif réduit ou adhérent : 9 €
Tarif adhérent réduit : 7 €
Les réservations sont ouvertes auprès de la Maison de la Culture de Nevers et de la Nièvre (MCNN) sur place ou par téléphone au 03 86 93 09 09
Organisé par l'Office Municipal de la Culture et des Loisirs (OMCLD) en partenariat avec la MCNN.
10 novembre 2009
"Adam aime Eve..."
"Le métro est l’endroit de toutes les rencontres.
Toutes les vies, toutes les images.
Et Jean-Paul Goude est incontournable
Avec la collaboration amicale d’Hélène Giraud, créatrice avec Thomas Szabo de la fameuse série TV Minuscule.
Marc Combier,
photographe et auteur."
Retrouvez les "Photos du mois" de Marc Combier sur son blog : http://lesmurspeintsmurmurent.typepad.fr/marccombier/
09 novembre 2009
Le Mur de Berlin, il y a 20 ans !

Le Phosphore du mois de novembre 2009 revient sur un anniversaire que les télévisons fêtent par de multiples reportages : aujourd'hui, vous allez en bouffer, du Mur de Berlin !
De la séparation aux barbelés entre le secteur soviétique et les secteurs occidentaux date officiellement ce qu'on appelle le Mur (die Mauer), dans la nuit du 12 au 13 août 1961. Quelques mois plus tard, les larges et hauts pans de béton sont achevés, et pour longtemps, sous les ordres de Walter Ulbricht, président du Conseil d'Etat, avec l'approbation du "grand frère", Nikita Khroutchev, alors secrétaire général du Parti communiste d'URSS. Il faudra attendre des centaines de morts, des vies déchirées, l'ouverture prônée par Mikhaël Gorbatchev, nouveau secrétaire général du PC soviétique, et la mise à l'écart d'Erich Honecker, à la tête de la RDA. Sous la pression, son successeur, Egon Krenz, autorise les passages à l'Ouest le 9 novembre 1989 ! Quells souvenirs ! Quelles images folles et impensables d'une foule en liesse franchissant les barrages, grimpant sur le Mur, fraternisant, et Rostropovitch s'installant sur une simple chaise pour jouer l'air de la liberté !
Et aux souvenirs télévisés s'ajoutent des souvenirs personnels, ceux de vacances à Berlin-Ouest avec mon frère et un ami. Voici ce que je retrouve dans notre Carnet de Croûte du vendredi 27 juin 1986, avec les photos prises à l'époque :
"...Nous arrivons à Checkpoint Charlie, la "frontière" des alliés. Il y a là des bureaux d'Américains, d'Anglais et des Français. Derrière, c'est l'Allemagne de l'Est. Les bâtiments sont pourris. Et puis le Mur, bariolé d'inscriptions, de dessins, que nous prenons mille fois en photo.
Et puis le mirador derrière ce Mur de la merde, avec un jeune soldat blond qui nous regarde fixement, mais se planque dès que nous faisons mine de le prendre en photo. Symboliquement, je pisse contre le Mur. Devant, un monument : une croix avec des barbelés, en souvenir d'un Allemand de l'Est qui avait tenté de passer à l'Ouest, et qui, troué de balles, avait agonisé plusieurs heures à quelques mètres de la liberté en criant à l'aide. Nous marchons le long du Mur. Nous ne pouvons aller trop loin. Le plus impressionnant, c'est de voir que la rue a été coupée en deux dans le sens de la longueur par le Mur. Il y a même des rails de tramway qui se perdent à la base.
Le Mur en lui-même n'est pas très haut, mais de l'autre côté, il y a une bonne centaine de mètres de terrain vague délimité à l'autre bout par un autre mur. Et à l'intérieur de cette surface, des miradors et des rangées de barbelés. Qui voulez-vous qui puisse s'y aventurer, si ce n'est un lapin que l'on aperçoit soudain, et que la connerie humaine doit laisser indifférent."
Quelques années avant la libération de Berlin, ces quelques jours nous ont laissé une vision inoubliable de cette ville déchirée.
08 novembre 2009
"Planet Ranger" l'écolo le plus con de la planète !

Une B-D hilarante et politiquement incorrecte présentée dans le Phosphore du mois de novembre :
Planet Ranger, par Janssens et Julien/CDM, aux éditions du Lombard.
Avant d'en publier quelques planches caractéristiques (je vous conseille d'apprécier la façon dont notre Planet Ranger a changé la face de l'Amérique...), Phosphore nous le présente ainsi :
"L'écologie est devenue une cause noble à défendre à tout prix et la fin justifie les moyens. La Terre a donc enfin sa brigade officielle : les Planet Rangers, des justiciers faisant respecter l'ordre "naturel" (...). William Green est devenu LE ranger qui verbalise et punit à tour de bras, sans discernement. Difficile de faire plus idiot que lui ! Un album de courtes histoires franchement drôles et une critique biern dirigée contre tous les extrémismes."
Un bel exemple des actions de William Green, crétin obtus et magnifique, dans cet album qui promet d'être le premier d'une longue série !
07 novembre 2009
Chat va bien, c'est le week-end !
Repos, douceur, musique...
06 novembre 2009
Mille-Feuilles : le livre de la semaine, "J’étais la fille de François Mitterrand", d’Elsa Flageul.
"Le Mille-feuilles"
Découvrez aujourd'hui, dans le Journal du Centre, la recommandation du livre de la semaine :
J’étais la fille de François Mitterrand, d’Elsa Flageul.
Le jour du transfert du corps de Jean Monnet au Panthéon, la petite Louise acquiert une certitude absolue, comme une révélation frappante : elle ne peut pas être la fille de ce journaliste aux yeux vides, séparé de sa mère et qui la traîne en de tristes sorties au cirque ou au fast food ; elle comprend soudain cette distance entre eux, le Grand Secret qui les sépare : c’est évident, Loulou est la fille de François Mitterrand...
L'avez-vous lu ? Qu'en pensez-vous ?
05 novembre 2009
Balzac a dit (2) :
"Tout personnage épique est un sentiment habillé... Il peut sortir de l'âme. De tels personnages sont en quelque sorte les fantomes de nos voeux, la réalisation de nos espérances.
Il est cependant bien difficile de persuader au public qu'un auteur peut concevoir le crime sans être criminel. (...) Il y a sans doute beaucoup d'auteurs dont le caractère personnel est vivement reproduit par la nature de leurs compositions, et chez lesquels l'oeuvre et l'homme sont une seule et même chose ; mais il est d'autres écrivains dont l'âme et les moeurs contrastent puissamment avec la forme et le fond de leurs ouvrages ; en sorte qu'il n'existe aucune règle positive pour reconnaître les divers degrés d'affinité qui se trouvent entre les pensées favorites d'un artiste et les fantaisies de ses compositions.
J'ai été pourvu d'une grande puissance d'observation parce que j'ai été jeté à travers toutes sortes de professions, involontairement. Puis, quand j'allais dans les hautes régions de la société, je souffrais par tous les points où la souffrance arrive, et il n'y a que les âmes méconnues et les pauvres qui savent observer, parce que tout les froisse et que l'observation résulte de la souffrance."
Honoré de Balzac (propos recueillis par... lui-même ! - divers ouvrages)
04 novembre 2009
Meyer photographie le rêve des Maliens.

Un reportage photo original et qui fait réfléchir dans ce Phosphore du mois de novembre 2009 :
Parcourant Bamako, Meyer a proposé à chaque Malien rencontré de choisir dans un catalogue d'images le décor qu'il désirait en fond de son portrait. "Pas un simple paysage pour faire joli, mais une image qui corresponde à ses rêves et ses espoirs. Une façon d'affirmer que les Africains ne doivent pas être réduits à leur misère : ils ont aussi un imaginaire."
Et je ne résiste pas à mettre en relation une peinture et une photo, qui évoque en moi ce tableau de Magritte :
Reportage complet à retrouver dans le Phosphore du mois de novembre 2009.
03 novembre 2009
Voulez-vous devenir auteur ?
Un article de Mohammed Aïssaoui dans Le Figaro du 25 septembre 2009 nous apprend que 32 % des personnes sondées ont déjà écrit ou songé à écrire un livre. Un Français sur trois, c'est une proportion énorme. Vérifiez autour de vous, puisque ce phénomène touche toutes les catégories de personnes, quels que soient le sexe, l'âge, le niveau social, le lieu d'habitation…

Alain Absire, président de la Société des Gens De Lettres, analyse ainsi ce succès : « Je crois que cette envie d'écrire est liée à l'acte de mémoire, au désir de laisser une trace (...), c'est souvent pour “léguer” quelque chose à sa famille, c'est aussi pour cela qu'il est souvent question de souvenirs. » Le succès des ateliers d'écriture trouve sans doute ici son explication, à Paris, Melun ou Decize, rassemblant des hommes, des femmes, des enfants, des retraités. Un besoin d'écrire, une forme de thérapie par l'écriture, mais aussi un plaisir véritable.
Comme la publication est difficile, certains (beaucoup ?) se tournent alors vers l'édition à compte d'auteur, de plus en plus présente sur Internet et du coup facilitée. Du côté des États-Unis, nous apprend même Mohamed Aïssaoui, "le nombre de livres imprimés à la demande via Internet a dépassé le nombre de nouveautés publiées par les maisons d'édition traditionnelles (plus de 285 000 titres contre 275 000 en 2008)". Mais méfiance, Alain Absire nous met en garde : « Ils prennent beaucoup d'argent mais ne font pas de travail éditorial. Aucun suivi, pas de réelle diffusion… Ce ne sont pas des éditeurs mais des imprimeurs » Et effectivement, mieux vaut souvent se tourner directement vers un imprimeur, pour comparer les devis et vérifier qu'il vous demandera moins d'argent pour un travail aussi professionnel.
Côté lecture, le sondage révèle qu'une personne sur cinq n'a lu aucun livre ces douze derniers mois, tandis que près d'un Français sur trois a lu plus de dix livres dans l'année. Ça peut paraître déjà beaucoup, mais cette statistique doit être prise avec précaution, puisqu'elle ne tient pas compte du genre des livres (roman, BD, livre de cuisine...). Vous voulez écrire ? Lisez auparavant, car comme Mohamed Aïssaoui le remarque en conclusion de son article, "Chacun sait que les grands auteurs sont toujours de grands lecteurs."
Alors oui, lisez, lisez, et écrivez ! écrivez pour vous, pour les autres, pour vos parents, pour vos enfants, pour vos amis ; publier votre manuscrit ensuite, c'est autre chose, question de circonstances, de rencontres, de hasard et de persévérance.
02 novembre 2009
"Les Grands événements du nivernais" par Michel Benoit.
C'est aujourd'hui que sort un nouveau livre, appelé à devenir un classique, un usuel, une somme de faits et anecdotes concernant la petite et la grande histoire de la Nièvre :
Les grands événements du Nivernais, par Michel Benoit
Michel Benoit a prévu de nombreuses dates de signature. Vous pourrez donc le rencontrer très vite près de chez vous :
Samedi 14 novembre à la Maison de la presse de Nevers
Samedi 21 novembre matin à la Maison de la presse de Decize
Vendredi 27 novembre après-midi à la Librairie Didier de Château-Chinon
Samedi 5 décembre au matin à la Librairie Bristol de La Charité-sur-Loire
Samedi 5 décembre à partir de 15 heures au Forum de Nevers
Dimanche 6 décembre au Salon des Auteurs Nivernais de Nevers
Samedi 12 décembre toute la journée au Carrefour de Nevers
Dimanche 13 décembre matin à la Maison de la presse de Saint-Pierre-le-Moûtier
Dimanche 20 décembre matin à 9H30 à la Maison de la presse de Guérigny
Vendredi 22 janvier matin à la Librairie de Corbigny
Samedi 30 janvier matin jusqu’à 11H à la Librairie le Mille feuilles de Clamecy


























