Le blog de Jean-Noël LEBLANC

06 juillet 2020

Jim Carrey et Hollywood (Perle de presse)

Perle

Perle_PPresse

Quand Jim Carrey balance des vacheries dans son bouquin, que renvoie-t-il donc ?...

Perle Carrey

Jim Carrey sort un livre autobiographique

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05 juillet 2020

Jus de pomme bio, sexe et xanax : la recette d'Emmanuelle Béart !

"Je pense que je ne serai jamais une dormeuse comme les gens. Les gens ne savent pas la chance qu'ils ont de dormir. On est tout le temps en train de courir. On est tout le temps avec des portables, des machins, et donc la nuit, tout s'arrête. Moi, j'adore ce moment-là. C'est peut-être pour ça que je ne dors pas, d'ailleurs. La notion du temps s'étire. Pas d'information dans la tête. Donc j'écris. C'est mon temps à moi.

Je suis insomniaque. Je dors avec trois molécules différentes depuis vingt-cinq ans. Je bois du jus de pommes bio. Je mange des sucreries : chocolat, bonbons de mon fils... La nuit, c'est, de ce côté-là, n'importe quoi"

Son secret anti-insomnie : "Sexe et Xanax. Pas forcément dans cet ordre. Ça peut être Xanax et sexe."

 

 

Emmanuelle Béart en interview pour Marie-Claire

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04 juillet 2020

"I ❤ NY"... (et Milton Glaser)

"Le graphiste américain Milton Glaser, connu pour le logo prisé des touristes « I love NY », est mort le jour de son anniversaire, à l'âge de 91 ans. Né le 26 juin 1929 dans le Bronx d'une famille juive hongroise, Glaser était connu pour son style rétro et joyeux, qui a aidé à façonner l'identité visuelle de la culture populaire américaine des années 1960 et 1970.

Glaser avait marqué les esprits dès 1967 par son poster promotionnel du best-of de Bob Dylan représentant le profil du chanteur, dans l'ombre, avec une folle chevelure psychédélique. 

BROOKLYN BREWERYIl avait également réimaginé le logo de l'éditeur de bandes dessinées D.C. Comics ou conçu le logo de la brasserie Brooklyn Brewery"

Toutes ses oeuvres à découvrir ici : Milton Glaser

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03 juillet 2020

L'école est finie ! (enfin presque...)

Vaches P

Dernier jour d'école aujourd'hui... mais pas dernier jour de boulot pour moi.

profs en vacances

Hier j'étais en jury de bac : mais oui, même si les épreuves ont été annulées, il faut statuer sur les notes du "Contrôle continu", vérifier les moyennes et les coefficients, vérifier qui est admis (plus de 10/20), qui ne l'est pas (moins de 8/20) et qui doit aller à l'oral de contrôle, le "Rattrapage" (entre 8 et 9.99/20).

Bac Diplome

Résultats annoncés le 7 juillet, puis j'irai en Commission d'harmonisation pour les notes de l'EAF, puis je ferai passer d'éventuels oraux de rattrapage les 9 et 10 juillet.

Certains "craignent" des résultats exceptionnels. Mais depuis 2014, on a dépassé les 88%, toutes voies confondues (cf. l'évolution :

Bac d'abord, couv

Et si on dépasse les 90%, promis,
je vous cause du bac en 1968 !

(dont je vous retraçai l'historique
et le taux record dans le bouquin
Passe ton bac d'abord ! 

paru aux éditions Horay)

.

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02 juillet 2020

les "Fables de la Fontanel" !

Les Fables de la FontanelExcellent titre sorti début juin :

Les Fables de la Fontanel

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Sophie Fontanel - jolie plume de presse et d'édition ! - s'est adonnée au plaisir de trousser des fables bien coquines. j'en ai lu quelques-unes, que n'aurait pas reniées notre libertin fabuliste des Contes.

Le sommaire : 

La fable de la femme qui voulait que sa bouche ait du génie.
La fable de l’homme qui savait simuler aussi bien qu’une femme.
La fable de la peau de vache qui était cruelle sur Tinder.
La fable du producteur qui croyait vraiment tout possible.
La fable de la femme qui rêvait d’un peu de douceur.
La fable de l’homme qui saoulait tout le monde avec ses clichés.
La fable de la fille qui n’aimait pas qu’on lui présente des garçons.
La fable de l’homme mené par son imprévisible engin.
La fable de la femme qui en avait par-dessus la tête des fantasmes des autres.
La fable de l’homme qui voulait changer ses habitudes.
La fable de la jeune doublée par une vieille.
La fable de l’homme qui se trompait sur les femmes.
La fable de la femme qui voulait rire même au lit.
& autres histoires

bonus

Paroles d'auteur :

   "J’ai toujours adoré la poésie. J’ai baigné dedans enfant, mon grand-père paternel (...) tenait un salon de poésie arménienne à Paris, c’est fou quand on y pense. Et ma mère connaissait tant de poésie et de scènes de théâtre par cœur, même âgée et avec le cerveau qui s’échappait, elle pouvait encore réciter tout ça. Je peux dire que j’ai été élevée par mes parents, mais aussi par Molière, Musset, Marivaux, Eluard, Prévert, et aussi Brassens, Audiard (...) !

   S’il y a bien une constante dans ma vie, c’est que j’ai une passion pour l’élégance. (...) Bien sûr, je n’ai rien contre les blagues très grasses, mais enfin c’est triste si on définit nos sexualités uniquement de cette manière. (...) C’est pour ça que faire des fables, avec tout ce que cela implique de niveau de langage, de règles de versification, de recul sans lequel on ne peut pratiquer cet exercice, oblige à regarder la sexualité telle qu’elle est, mais sans sombrer dans la facilité.

   L’idée m’est venue un été sur une plage, je cherchais quoi écrire à un homme qui ne donnait pas de nouvelles... je ne lui ai jamais envoyé La Fable de l’homme qui tardait à répondre, mais elle ouvre le recueil. [Ces fables] pointent aussi bien des absurdités du comportement masculin que du comportement féminin. Je ne suis jamais méchante, et (...) mes héros et héroïnes, s’ils agissent de manière pathétique, c’est juste parce qu’ils ne savent pas qu’ils pourraient être plus libres. Chaque fable peut être lue du point de vue de la liberté.

Souris, mon gars !

   L’humour permet d’emmener les gens avec moi. Quand on rit, on est mieux disposé. Le fait même de rire est la preuve que les vers de la fable sont pertinents. Sinon, on resterait de marbre. (...) Quant à savoir si le sexe peut être drôle, eh bien j’ai la réponse : c’est un terrain hilarant. Entre les moments où on se vante, ceux où on se plaint, ceux où on joue un rôle, ceux où on simule, ceux où on se compare... c’est du Audiard non-stop."

L'interview complète de Sophie Fontanel :

"Faire des fables oblige à regarder la sexualité telle qu'elle est"

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01 juillet 2020

"Black Coffee" par Marianne Faithfull

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Le kawa du mois de juillet, avec Marianne Faithfull au service.

Un "Black Coffee" un peu âpre, qu'on déguste lentement. 

SMisterBean Logo Simpleavourez...  

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30 juin 2020

Bientôt disparu : l'Oncle Ben's

ub_fr_logoOn connaît tous le visage souriant de "l'Oncle Ben's" et son slogan pour vanter son riz : "Il ne colle jamais !"

couic

Ben va rejoindre bientôt les personnages de publicité disparus, comme l'a annoncé la société qui le produit, puisqu'il véhiculerait des stéréotypes et des reminiscences racistes d'esclaves travaillant dans les champs de coton ou de riz. Alors Couic ! l'Oncle Ben's !

L'histoire de la marque Uncle Ben's semble dire le contraire (avec quelques nuances tout de même). Voyons d'abord l'historique officiel sur le site du produit :

Navire de la Compagnie néerlandaise des Indes Orientales croisant au large du Cap de Bonne-Espérance, anonyme, 1762. William Fehr Collection, château de Bonne-Espérance, Le Cap, Afrique du Sud. © Wikimedia Commons, domaine public."La marque Uncle Ben’s® prend ses racines aux Etats-Unis. La légende veut qu’en 1694, un bateau hollandais venant de Madagascar fut pris dans une tempête et fit naufrage dans la baie de Charleston, en Caroline du Sud. Suite à ce drame, l’équipage du bateau échoué fut accueilli chaleureusement par la population locale. Pour les remercier, le commandant leur offrit quelques sacs de « Golden Seed Rice », des semences de riz de première qualité. 

C’est donc par un acte d’hospitalité et de convivialité que le riz est arrivé pour la première fois en Amérique. Dans les deux siècles qui ont suivi, la production de riz a augmenté progressivement dans les états du Sud des USA, pour devenir un aliment populaire et au cœur de la culture culinaire de ces régions." (note perso : si la production de riz a augmenté progressivement dans les Etats du Sud, c'est bien évidemment parce que le travail était effectué par les esclaves).


Illustration extraite d'un blog très riche : 
17C American Colonial Women: 17C & 18C Slaves & Rice Cultivation

Et comment est-on arrivé à la création de la marque ? La même source nous informe : 

"Au début des années 1930, c'est la rencontre entre deux hommes, Erich Huzenlaub et Gordon Harwell, qui fut à l’origine de la création de la toute première marque de riz au monde : Uncle Ben’s®. Huzenlaub était un scientifique ayant développé une nouvelle technique de transformation du riz améliorant sa qualité nutritionnelle et facilitant sa cuisson. Pendant ce temps à Houston, Harwell, courtier spécialisé dans l’alimentaire, avait pris connaissance du processus d’Huzenlaub et menait ses propres expériences pour industrialiser ce procédé. En 1941, les deux hommes se réunirent et prirent contact avec Forrest Mars Senior. En quête permanente de nouveaux projets, il fut séduit par l’idée et apporta le financement nécessaire à la construction en 1943 de la première usine dédiée à la transformation du riz par étuvage. Le riz Uncle Ben’s® était né !"

https://images.lindependant.fr/api/v1/images/view/5eec63d53e45462b9a4fb7a5/large/image.jpg?v=1

Dac pour la création. Mais aucun d'eux ne s'appelait Ben... Alors, qui était-il donc, cet "Uncle Ben" ?

"Uncle Ben était un riziculteur connu dans la région de Houston pour produire la meilleure qualité de riz de la région, à tel point que son nom servait de référence aux autres agriculteurs et autres commerçants en riz. Voilà pourquoi la marque s'empara de ce nom. Toutefois, le portrait symbole de la marque n'est pas celui d'Uncle Ben, décédé au lancement de celle-ci, mais celui de Frank Brown, maître d’hôtel du restaurant de Chicago où Gordon Harwell avait ses habitudes il était connu et apprécié pour son accueil chaleureux donc Gordon Harwell lui a rendu hommage en le prenant comme symbole son portrait pour la marque Uncle Ben's." L-HISTOIRE D-UNCLE BEN-S

Rien de raciste, donc. Et certains commentateurs rappellent (publicités à l'appui) que le personnage n'est pas un esclave, qu'il vit avec toute sa famille dans une grande maison, qu'il donne une réception, un mariage, une fête de famille joyeuse et opulente :

case couv

Mais... d'autres rappellent  que le surnom d'"Uncle Ben" était donné autrefois "par les esclaves au chef de leurs gardiens dans les plantations de Sierra Leone(Wikipedia) et puis aux "nègres de maison" (formule très péjorative pour désigner les esclaves noirs ne travaillant pas aux champs, mais ayant une situation privilégiée et regardant les autres noirs de manière méprisante, en étant les alliés des Blancs. On connaît très bien aussi le fameux "Oncle Tom" de Harriett Beecher-Stowe (mais qui n'est en rien méprisant envers les autres esclaves).

Bref, pas sûr qu'on trouve encore longtemps cette formule de conclusion sur le site de la marque, qui n'assume plus cette joie de vivre véhiculée par l'Oncle Ben :

unclebens history

"Après toutes ces années, c’est toujours le même visage bienveillant qui continue de nous sourire et de nous inciter à la convivialité."    L-HISTOIRE D-UNCLE BEN-S

Grognon

Vision raciste ou non, en tout cas, ça sent bien la fin pour le personnage de l'Oncle Ben.
Les gens continueront de manger son riz - ou pas, mais gare au "bad buzz" créé ainsi par la marque elle-même, probablement pour anticiper et "maîtriser" une future mise en cause.

(Hello, Loréal !)

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29 juin 2020

Maman et la Nièvre dans "L’œil du lapin" ! (Cavanna 2)

cavanna lapin 3

"Pour que je me fasse un peu de couleurs, maman m'envoyait passer un mois au bon air, chez grand-père, à Forges, commune de Sauvigny-les-Bois, près de Saint-Eloi, dans la Nièvre. Grand-père est mort quand j'avais sept ans, il y a eu des bisbilles avec mes oncles et mes tantes à propos de l'héritage, si bien qu'à partir de là j'y suis plus retourné. La maison de grand-père était celle où est née maman, une seule grande pièce à tout faire avec une maie pour le pain et le beurre, une haute étroite pendule au balancier émaillé de fleurs de toutes les couleurs et, au fond, deux grands lits vis à vis à édredons rouges et à gros matelas bourrés de paille qu'on remplissait tous les ans. Une haute cheminée de pierres grises, béant comme une énorme gueule noire, des poutres encroutées de fumée grasse, les jambons et la vessie du cochon tué à Noël dernier pendus en l'air, une odeur surette de pain au levain, de suie froide et de sueur rance qui sera toujours pour moi l'odeur de la campagne...

De grand-père, je ne me rappelle plus s'il était grand ou petit, je revois seulement, très nettes, ses grosses moustaches blanches - il s'était fait la tête de Clemenceau - et je me revois moi, à cheval sur un de ses genoux, mon cousin Marcel sur l'autre, et lui nous faisant sauter en cadence en chantant "Les p'tits ch'vaux blancs, les p'tits ch'vaux gris, les p'tits ch'vaux varts..."

Maman m'y emmenait en train et puis s'en retournait, me laissant là. C'étair une séparation déchirante qui faisait rire mon oncle et ma tante. Une fois, papa s'est laissé entraîné à nous accompagner. J'ai bien vu que les oncles se faisaient des clins d'oeil derrière son dos, qu'on se poussait du coude. (...) Ils se sentaient supérieurs, ces ploucs. Français cent pour cent, eux. N'empêche que leur patois morvandiau faisait bien rigoler le monde quand ils montaient à Paris. Ils tenaient maman pour une crâneuse parce qu'elle parlait parisien et papa pour un épais sauvage..."

 Cavanna, L'Oeil du lapin, éditions Belfond, 1987.

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28 juin 2020

"Plages" de Montchougny

"Les plages"

Une nouvelle exposition Jean Montchougny

Sur le site de la ville de Guérigny, Michel Chastaing, président de l'association des Amis de Jean Montchougny, a rédigé ce texte de présentation de l'exposition, visible jusqu'au 10 août aux Forges Royales de Guérigny :

"Pour beaucoup d’entre nous « Les Plages » sont synonymes de liberté, d’insouciance, de détente, de bienfait naturel.

Cette image d’un paradis accessible est pour Montchougny celle de concentrations infernales et l’amorce d’une réflexion philosophique.
C’est une vision et une expression picturale réfléchie sur un monde qui court à sa perte dans un parfait aveuglement. Il n’y a pour lui aucune représentation séductrice, aucune concession au paysage, bleu du ciel et jaune doré du sable qu’on trouve sur les publicités des voyagistes. Montchougny ne voit en elles aucun Eden à la portée de tous. Il fixe l’image d’un alignement systématique de corps dénudés, serrés, juxtaposés, femmes et hommes distingués par quelques attributs sexuels et parfois se côtoyant tête-bêche. C’est un amalgame dont les détails percent à peine un brouillard où des signes, des hiéroglyphes veulent dire « corps ». Ces corps allongés dans un ordre de cimetière nous entraînent dans un temps figé, suspendu, en attente. Mais cette attente est vide de sens.
Ces rassemblements sont devenus les rituels d’une société aux aspirations épidermiques où l’individu se perd dans la multitude, où il agit et pense, comme son voisin de serviette, rectangle qui circonscrit l’homme aux dimensions de sa fragile existence. Ce rectangle de coton l’emprisonne alors qu’il se croit libre.

Cette métaphore des « Plages » fut réalisée à l’heure où des lanceurs d’alertes exprimaient les dangers d’une civilisation qui tourne à vide, se satisfait de plaisirs anodins et délaisse la lucidité nécessaire à la survie des hommes. Comme le disait le poète, ce qu’on accorde aux sens on l’enlève à l’esprit.

Montchougny qui depuis sa jeunesse a misé sur l’humanisme et la prépondérance du mental comme témoin à passer aux générations futures s’est donc appuyé sur la représentation symbolique des « Plages » et de ceux qui les peuplent pour interroger ses contemporains. Par-là il a exploité et développé une écriture personnelle à base de pictogrammes qui s’inscrivent comme un leitmotiv dans nombre de ses œuvres.

Que voulait nous dire Montchougny ? Qu’à se rassembler à l’infini on finit par se ressembler au point de ne plus être « unique » mais une pièce banalisée d’un ensemble dévastateur. Que le décervelage est le moyen de soumettre les peuples, que l’envahissement des nombres, des codes, des classifications dans nos identités nous destine à la négation de l’individu. Société de surabondance, de surpopulation, concentrations en tous genres qui isole au lieu de rapprocher, négligence envers l’environnement, tous ces thèmes aujourd’hui nous reviennent au visage, augmentés des risques de contagions virales mortifères. Oui, il ne suffisait pas d’identifier les risques énoncés il y a 60 ans, il fallait prévenir, avertir, ressasser les alertes à travers une œuvre peinte, qui se prolongera plus tard par « Etres et Têtes », (série présentée à Guérigny en 2019). Il eut fallu que la voix portât au-delà des cimaises. N’oublions pas qu’un tableau de cette série traduisait l’inquiétude du peintre devant le monde qu’il vivait. Il représentait une tête dont l’intérieur était uniquement rempli de la présence de trois boules de pétanque, signe de l’appauvrissement du cerveau de nombre de ses contemporains et de la médiocrité de leurs préoccupations.

Prémonition, les « Plages » ? Non, elles sont la simple expression d’un homme dont le verbe « Penser » fut le titre d’une de ses 7 dernières toiles exécutée avant de quitter le monde des créateurs. Non, elles sont le reflet d’un moment ou l’homme ne pense plus, car s’il le faisait en conscience il fuirait ces concentrations infernales, où cerné qu’il est par les bords de sa serviette, il trouverait en le faisant, une autre espérance à son devenir."

Les Plages, Michel Chastaing, juin 2020.

Les horaires : 

Lundi 16h-18h30
Mardi 15h30-18h30
Mercredi 15h30-18h30
Jeudi fermé
Vendredi 14h-16h30
Samedi 17h-19h

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27 juin 2020

"Il faut s'aimer..." (lettre de Victor à Juliette)

drouet Hugo

"Je vous aime, mon pauvre ange, vous le savez bien, et pourtant, vous voulez que je vous l'écrive. Vous avez raison. Il faut s'aimer, et puis il faut se le dire, et puis il faut se l'écrire, et puis il faut se baiser sur la bouche, sur les yeux, et ailleurs. Vous êtes ma Juliette bien-aimée.

    Quand je suis triste, je pense à vous, comme l'hiver on pense au soleil, et quand je suis gai, je pense à vous, comme en plein soleil on pense à l'ombre. Vous voyez bien, Juliette, que je vous aime de toute mon âme.
    Vous avez l'air jeune comme un enfant, et l'air sage comme une mère, aussi je vous enveloppe de tous ces amours-là à la fois.
    Baisez-moi, belle Juju"

plume

Lettre d'amour de Victor Hugo à Juliette Drouet

On peut aussi piocher au hasard dans les lettres de Juliette à Victor : 22 000 environ !

Juliette Drouet, Lettres à Victor Hugo

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26 juin 2020

"J'aime le jeu, l'amour, les livres, la musique..."

Jaime je jeu La Fontaine

Eh non, ce n'est pas de moi...

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25 juin 2020

Un été sans "Jain" ? Jamais !

 Une des signatures de la chanteuse Jain pour la chaîne publique.

Artiste complèteJeanne Galice (son vrai nom) a composé des musiques et conçu des "habillages" graphiques de jingles pour France 2.

On retrouvera tout l'été ses musiques joyeuses et dansantes, ses soleils, des fleurs, des visages colorés inspirés de masques africains.

Jain, J'aime, J'aime !

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24 juin 2020

"We'll Meet Again" (Vera Lynn)

Bougie-Gaël

Sa très belle chanson nous a beaucoup servi pendant nos mois de confinement, pour "tenir" jusqu'aux retrouvailles.

A présent que nous nous revoyons, que son rôle est terminé, Vera Lynn s'en est allée jeudi dernier, à l'âge de 103 ans. 

Thanks for all, we'll meet again, Madam.

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23 juin 2020

Maman et la Nièvre dans "L’œil du lapin" ! (Cavanna 1)

cavanna lapin 1

"Ceci est le livre de ma mère comme Les Ritals est celui de mon père.

C'est qu'il ne tient pas en un trait, le portrait de maman ! (...) Maman orgueilleuse jusqu'à l'ascèse. Maman solitaire parmi ses rêves en ruine. Maman bourreau d'elle-même. Maman faisant des ménages, mais comme une reine en exil. Maman portant sa pauvreté comme le manteau du sacre. Maman étouffant d'amour rentré. Maman qui n'avait trouvé qu'une passion digne d'elle : son fils... 

Si maman était restée la petite pauvresse nivernaise qui gardait les cochons et "pieuchait les truffes", ça aurait peut-être pu coller. Après tout, les gars de par là-bas sont bien aussi glaiseux que papa, le grand coeur en moins. Mais maman avait été placée toute jeune "en maison bourgeoise" à Paris, elle y avait appris les belles manières et, comme dit ma tante Dominique, "elle s'estimait au-dessus de sa condition".

Ma tante Anna, c'est la soeur de maman, celle qui est montée toute jeune à Paris, comme maman, pour se placer domestique, et puis qui s'est mariée avec mon oncle Etienne, un Français, lui, et même un de la Nièvre, mais pas de Forges, de Trucy l'Orgueilleux, qui est un village du côté de Clamecy.

Quand je suis rien qu'avec des Français, par exemple à l'école, je suis français à fond la caisse, je me pose même pas la question, français à pierre fendre, français comme maman, comme Jeanne d'Arc et comme Guynemer, et quand ces cons-là se mettent à me traiter de sale Macaroni faut que je me réveille, merde, c'est pourtant vrai, mais je trouve ça injuste, qu'est-ce qui leur prend, je suis aussi français avec eux que rital avec les autres, aussi naturellement, pas à me forcer, j'ai un grand-père dans la Nièvre et toute une chiée d'oncles, de tantes et de cousins qu'ont seulement jamais vu Paris, ils parlent morvandiau et mangent la soupe au pain et à la crème, ils jurent les "Crrénom de Guieu de bon Guieu de vingt Guieux de paillassé de de bon Guieu de borrdel ed'marrde !"

A la maison, on parle français. Maman et moi, je veux dire. Papa se cramponne comme il peut. C'est à maman que je dois d'être français de langue jusqu'au fond de la fibre, français amoureux du français, et même français quelque peu teinté de morvandiau. O vâ, l'gâ, vâ !"

Cavanna, L'Oeil du lapin, éditions Belfond, 1987.

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22 juin 2020

"... la tranquillité n'est pas de ce monde..." (Adèle Van Reeth)

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