18 août 2009
"L'Effleure du Mal", quelques nouvelles.
L'Effleure du Mal, ce roman noir qui n'est plus actuellement édité, continue cependant son petit bonhomme de chemin, depuis la Nièvre jusqu'aux Etats-Unis. Je vous explique :
C'est de temps en temps de nouveaux lecteurs qui, tombés sur l'ancienne édition, m'écrivent pour me donner leur impression :
"Bonsoir Jean-Noël,
Un petit signe pour te dire que j'ai terminé ton ouvrage.
Pas particulièrement fan de polars, je me suis rapidement demandé si c'était
bien pour moi tout cela, compte tenu du coté un peu "hard" du début. Et puis,
petit à petit, je suis entrée dans l'histoire et l'enquête m'a captivée. J'ai
suivi ce fil avec intérêt jusqu'au dénouement que je n'ai pas vu venir !
Pour
terminer, j'étais en pleine découverte du découpage de Martineau que j'ai dû venir récupérer notre dernier garçon qui satisfaisait à
ses obligations militaires... à la gendarmerie de Decize ! Moi qui n'y viens que
rarement, ce fut avec un certain émoi !
Bravo donc pour ce travail parsemé
d'un humour qui lui donne un ton particulier.
A bientôt, Carla"
Figurez-vous aussi que je l'ai retrouvé récemment sur la base d'une bibliothèque américaine, celle de l'Université de Yale !
Allez, restons modeste, je me doute bien que c'est à Baudelaire que je le dois, lui et sa poésie qui donnent le ton de cette enquête sur laquelle pèse un ciel bas et lourd... Mystère et ironie, une balade en noir et rouge...
21 novembre 2008
Têtes de... gondoles culturelles
Pour compléter le message de Jean-Charles Cougny posté hier, je me suis souvenu que dans mon roman L'Effleure du Mal, paru en 2006 et aujourd'hui épuisé, j'avais abordé ce problème avec un peu d'avance (c'est aujourd'hui d'actualité à Decize), à travers le regard mordant et ironique du personnage-narrateur qui jetait sur la société consommatrice un regard peu tendre :
"Ce 1er Salon littéraire promettait : il promettait des honneurs aux organisateurs inscrits sur le carton bleu, des soucis aux exécutants désignés et des désillusions aux auteurs – l’essentiel du bénéfice ne revenant jamais aux vrais artistes. Pacherc et Lampion avaient tenu à être de la fête. Pour rappeler sans doute que « la littérature aussi, c’est une noble marchandise, et que nous, on est des commerçants, mais on sponsorise aussi les livres. D’ailleurs dans nos Centres Commerciaux – leurs magasins – nous avons aussi des Espaces Culture – des rayons et des têtes de gondole – où l’on propose des livres – où l’on vend des références. » Principalement Barry Polder à l’Ecole des Sauciers, parce que le battage publicitaire permet un meilleur écoulement des stocks."
Jean-Charles tient quand même à préciser ceci : "Si les hypermarchés sont devenus ce qu'ils sont, c'est certes parce que petit à petit les verrous qui pouvaient limiter leur expansion ont été ouverts par les gens que nous avons élus, mais aussi parce que individuellement nous allons nous approvisionner chez eux alors qu'on peut trouver ce dont nous avons besoin dans beaucoup de petits commerces locaux et que nous acceptons nous-mêmes de vendre une partie de notre production chez eux."
04 janvier 2007
Waouh ! Chaud au coeur et aux chevilles !
A voir, sur le site du Masque d'Or, l'éditeur de mon roman L'Effleure du Mal, une interview de Bibi réalisée par Audrey Williams, ainsi qu'un article critique très gentil de Marie-Christine Rollet.
Pour l'interview, cliquez zici :
http://www.scribomasquedor.com/Interviews/page%20acceuil%20interviews.htm
Pour l'article, cliquez zlà :
http://www.scribomasquedor.com/livre_vedette.htm
Bonne journée à tous (et surtout à chacun) !
17 novembre 2006
Actu dédicace
Deux actus pour le prix d'une
1ère actu :
Demain matin, samedi 18 novembre, présentation et signature de mon roman L'Effleure du mal en Saône-et-Loire, à la Bibliothèque intercommunale de Mazille-Château-Sainte-Cécile, de 10 h à 12 h.
(Mazille est sis -ouah !- à 8 km de Cluny et à 30 km de Mâcon).
2ème actu :
L'Effleure du Mal, ce "polar en Bourgogne" est à nouveau disponible sur le site amazon.com, en compagnie de ses grands frères (ou grandes soeurs ?) les Perles de Lycéens et Vaches de Profs !
Bientôt un lien direct depuis ce blog.
------------------------------------------------
Rencontrer des lecteurs, écouter leurs commentaires (ou les lire) voilà qui est instructif, intéressant, touchant et humainement très enrichissant.
20 octobre 2006
Le coin-coin des lecteurs
Une lettre de Matthieu :
« Bonjour le Narrateur,
Par ce petit message, je viens vous faire part du plaisir que j'ai eu à lire ce roman policier, certes parfois déroutant, mais très agréable à lire. Cette histoire est très bonne, innovante même et très bien orchestrée. Les chapitres s'enchaînent vraiment bien.
Quand je disais qu'elle est parfois déroutante c'est dans le bon sens du terme. Je veux dire que tout au long de l'histoire, jusqu'à la fin, je ne pouvais pas dire qui est le coupable. Ca entretient le suspense jusqu'au bout et c'est très bien. Les indices découverts ne mènent pas sur la piste toute tracée du coupable où avec un peu de logique on arrive à se faire une idée.
On commence dans le vif du sujet avec une description cadavérique assez réaliste. D'ailleurs, les descriptions sont toutes réussies car en lisant on a l'image qui se crée devant nos yeux comme un puzzle. Decize m'est alors apparue comme si j'avais une photo sous les yeux.
Pour moi, la transposition au cinéma ou au théâtre de ce livre me semble facile (après quelques rares arrangements inévitables).
Bravo donc pour ce roman policier très réaliste et réussi et j'espère que le grand public appréciera autant que moi. En tout cas, celui-ci m'a vraiment enthousiasmé.
A bientôt.
Matthieu
Ps :Il n'y a aucun problème pour la publication de mon avis sur le blog. C'est intéressant, avant de lire un bouquin, de voir les critiques bonnes ou mauvaises qui ont pu être faites. »
Merci Matthieu et bonne chance pour ton boulot.
13 octobre 2006
Le coin-coin des lecteurs
Une lettre bien agréable :
« Cher Monsieur,
Quelle ne fut pas ma surprise lorsqu’au détour d’une rue je vis : L’Effleure du Mal, de J-N Leblanc. Ce nom me rappelait des souvenirs lointains (des Schtroumpfs bleus !) je ne pus résister au désir de lire ce que vous aviez fait ! je ne vous imaginais pas dans ce style davinci codien qui vous va à merveille. Je ne mis qu’une petite heure pour dévorer votre livre. Les détails y sont si réalistes que je dus aérer la pièce pour faire sortir l’odeur de putréfaction de ce sordide M. Martineau !!
Tout ça pour vous dire que je suis très fière d’avoir été une de vos élèves (…) Je ne doute pas que les prochains livres seront nombreux et de vrais best-sellers ! (…)
Céline »
J'en rougis...
12 septembre 2006
Le coin-coin des lecteurs
"C'est moi !!! un " nouveau " lecteur !!!
ça fait bien 20 ans que je n'ai pas lu de livre....( à part les Pubs et le programme télé !! )
Pourquoi hier au soir une envie de découvrir ce livre que tu m'as si gentiment dédicacé le 17 juillet 2006 ?
Aucun regret ....une histoire prenante du début jusqu'à la fin....je l'ai lu dans une soirée...début à 20h00....et j'ai connu le "coupable" à 2h00 du matin !!
J'ai eu le plaisir visiter DECIZE et non D'cize ( je suis pas un péquenot !! ) avec un autre regard...
Peut-être as- tu fait jaillir en moi une nouvelle passion : le goût de la lecture ? Merci !
A très bientôt pour un KIR AMERICAIN.
Alain le bourguignon"
Merci à toi et à bientôt pour le désormais célèbre "Kir américain" !
06 septembre 2006
Le coin-coin du lecteur
Un mail reçu cet été :
"Salut collègue,
Salut à toi !
Je viens de découvrir ton blog, par hasard, en faisant sur Google je ne sais plus quelle recherche, sur Arthur Silent* et Claude Esteban...
La démarche est excellente ! Comme quoi tout mène à tout, il faut se laisser guider par ces hasards délicieux.
J’ai appris ces jours-ci que tu étais parti en vacances. Avec vos bons amis Fumerol, je suppose ?
Pas tout à fait, non, je fuis les historiens qui représentent une plaie pour le vacancier placide.
Vous avez dû connaître des moments de franche hilarité en composant de conserve son portrait… Et j’apprécie leur sens aigu de l’humour (...).
Eh bien j'ai composé son portrait tout seul, évidemment, (comme le roman) et oui, il faut admettre leur sens de l'humour ; en plus j'ai reçu une lettre détaillée (un brin chipoteuse, certes) signée... Agnan Fumerol ! Je m'attends à une revanche littéraire dans un livre prochain dudit historien. J'espère avoir autant d'humour que lui (ou être moins malmené !).
Nous avons donc lu l’Effleure du mal — à propos, M. Marcel aurait pu te proposer comme titre de rechange L’Écaille du moule** : on perd Baudelaire, mais on a Verlaine à la place (« …Dont le plâtre s’écaille au bout de l’avenue »).
Bonne idée ! Mais tu sais, M. Marcel reste quand même un type assez "restreint".
La lecture du début m’a donné une forte migraine, tant le portrait d’Agnan m’a secoué d’éclats de rire convulsifs. Je suppose que dans Agnan, il y a gnan-gnan et aussi le personnage du Petit Nicolas !
Ravi de tes convulsions... Oui, tu as percé le mystère du prénom, pour ces deux raisons. J'ai effectivement imaginé le copain du petit Nicolas devenu adulte, avec ses lunettes et sa grosse tête ; et ça pourrait donner notre cher Fumerol ! Et pour son nom, pas d’hypothèse ?
Je n’ai pas pu résister à la hâte de réveiller ma femme à sept heures pour le lui lire. Elle a d’abord été furieuse, mais ensuite a ri autant que moi !
Avec mes plus plates excuses et mes plus copieux remerciements !
Il me semble cependant que la scène où Agnan est confronté aux textes des messages, n’est pas claire : « Evidemment il reconnaissait ces phrases… un piège… Ça ne me dit rien ». Reconnaît-il Baudelaire ?
Oui, mais pour lui, c'est tellement évident qu'il se méfie, tant il est obsédé par l'idée d'un complot (complètement bidon, évidemment) pour empêcher la sortie de son livre futur ; dont tout le monde se fout.
Ce serait peut-être plus hilarant s’il séchait vraiment (après tout, c’est un érudit local, pas forcément un amateur de poésie et de littérature) et si certaines des hypothèses formulées par le narrateur ou le curé venaient de lui !
Possible. Je prends bonne note de tes remarques.
Pour Baudelaire, je dois t’avouer que sur le moment je n’ai pas tout reconnu, mais tout de même les « Litanies », la « Métamorphose », « Bénédiction »…
Pour en venir au polar, à ma grande confusion, je me suis laissé prendre comme un benêt de collégien au piège du ...............................) Donc bien joué, et autant (ou au temps, comme tu préfères) pour moi.
Chouettos ! (latin de garenne pour école buissonnière)
On en reparlera quand je l’aurais relu, dans un état d’esprit moins fumerolien…
D'accord. Il y a quelques autres liens intertextuels que je t'indiquerai (ou que tu rechercheras...) ; et pour Fumerol, remets-toi, sinon j'en fais un personnage héros d'un nouveau roman !
Cordialement
J-P
Bien Cordialement
Jean-Noël
* Tu connais ?
Son nom me dit bien quelque chose, mais si je cherche sur Google, je vais sans doute tomber sur un blog d'un amateur de pizzas mexicaines ou d'un collectionneur de boulons de navettes spatiales.
** Évidemment c’est une contrepèterie pour L’Écouille du mâle : le verbe écouiller existe, bien entendu ? Non ? alors je suis fier de le créer. "
09 août 2006
Réponse à un lecteur
Merci Quentin ! (voir le 2 août)
Effectivement, le Narrateur (qui n’est pas moi, même si tu as cru reconnaître deux ou trois traits caractéristiques) emploie un humour très dur, très caustique, très sombre. (ce n’est pas mon cas perso, non ?). Il est très amer, son cynisme se retourne contre la société de consommation, les fausses valeurs, les incompétents, tout cela parce qu’on sent bien qu’il n’est pas à sa place dans ce système. S’il était heureux dans sa vie, serait-il moins cynique ? Sûrement !
J’ai reçu lors de la séance de signature à la Bibliothèque Municipale de Decize une lettre signée… Agnan Fumerol ! Il semble bien que tu n’aies donc pas été le seul à reconnaître cet historien decizois, qui a de l’humour (et qui doit sans aucun doute me concocter une petite vengeance de son crû !). Pour les autres personnages, il ne faut pas chercher une clé, mais plutôt un passe-partout : même s’ils ont pu m’être inspirés par tel ou tel, en réalité, ce sont des composites ; un type de comportement, une réflexion, et à l’arrivée, ce n’est plus Machin ou Bidule, mais Bichin ou Madule, et le personnage est devenu un être entier différent des modèles possibles. Je m’explique mieux : on peut être un peu inspiré de quelqu’un de réel, mais le personnage devient ensuite lui-même, c’est-à-dire une autre personne, qui agit et réfléchit « par lui-même ».
En ce qui concerne la « visite virtuelle » de Decize, je suis content qu’elle t’ait plu. Mon but était de faire apparaître la ville dans ce polar, non comme un simple décor (certains bouquins trop souvent utilisent les lieux de façon artificielle, et l’intrigue en réalité pourrait se dérouler dans n’importe quelle ville), mais pratiquement comme un personnage : ce qui se passe dans l’église, sous le pont avec le pêcheur, à la Table d’orientation, au Lycée, etc. ne peut se passer ailleurs ; ces lieux sont chargés de symboles, de significations. De même pour la délimitation de la ville entre la Gendarmerie et le Lycée, deux lieux (censés) d’autorité.
Tu regrettes la fin de l’enquête qui arrive un peu trop vite. C’est vrai que j’ai voulu ne pas clore le livre sur la « simple » résolution de l’énigme, du mystère, trop traditionnellement. C’est pourquoi j’ai consacré les derniers chapitres à des explications (on ne peut pas ici trop en dire sans révéler la chute), au développement de l’atmosphère sombre et à la mentalité de quelques personnages, qui justifient pleinement leurs actes. D’autres lecteurs m’ont parlé de la dureté de la fin du livre, son pessimisme absolu. C’est vrai, c’est un regard très noir. Et en même temps, j’y vois comme une libération, presque une rédemption pour aller vers la lumière. On quitte ainsi ce sombre automne (cette « Première saison ») pour se projeter vers un futur plus radieux (toutes proportions gardées !).
Ce que l’on découvrira peut-être… dans une suite probable !
Merci encore pour ta critique détaillée.
Ps : tu peux le relire encore pour y rechercher, dissimulés dans le texte, de nombreux extraits des poèmes des Fleurs du Mal ou des passages pastichés de grands auteurs (Voltaire, Conan Doyle…)
03 août 2006
Decize du côté du soleil levant
Me voilà chez les Japonais !
![]() |
![]() |
-------------------------------------------------------------
"Je viens de faire un tour sur votre blog, et quel exploit, Decize au pays du soleil levant, qui l'eût cru !
J'ai lu votre livre (eh oui vous ne le saviez pas !), et j'essaierai de vous préparer une critique (bonne ou mauvaise ? Mystère et boule de gum !), dès mon retour de vacances.
¤ Amicalement la Rispalette ¤"
















