01 novembre 2009
Ouais, mon oeil !... Niouzes of ze pipoles.
Je déclare officiellement ouverte -et même de façon rétroactive, vous pouvez aller vérifier- la rubrique "Mon Oeil", pour placer et replacer quelques commentaires sur l'actu de temps en temps, avec mon regard parfois biaisé. Bon, je sais, tout le monde s'en fout. Non, pas vous ? Oh, vous dites ça pour me faire plaisir ?...
Alors rien que pour vous, voici des "Nouvelles des Védettes" (en anglais, les "Niouzes des Pipoles").
Dans le journal London Lite du 23 avril 2009 (page 3), j'apprends avec stupéfaction les malheurs des vedettes de là-bas : Elen Rives, ancienne fiancée de Frank Lampard, star-footeux de Chelsea, ne se remet pas de leur séparation, et traite son ex de sans-coeur : "I still love Frank. I've been crying all night. (...) I cry to him on the phone but I get nothing from him. No emotion, just blank. He's a bastard."
Bon, je résume l'essentiel pour les non-anglophones : "J'aime encore Frank (...) C'est un enc..."
Elle ajoute cette terrible remarque de fin du monde (et vous pouvez le vérifier sur la photo ci-contre) : "Tout le monde dit que je suis forte, mais je n'arrive pas à faire face. J'ai 34 ans, je suis vieille maintenant. Qu'est-ce que je suis censée faire ? Il est trop tard pour moi, je suis vieille."
Toutes les copines de 34 ans apprécieront : à leur âge, terminé, elles sont vieilles. Mais si, c'est Elen qui le dit.
Ma ben, comme disait la Germaine, en a des malheurs chez les pipoles !
31 octobre 2009
Charles Pasqua au top 50 ?
Pour oublier les affaires en cours, Charles Pasqua reprend un grand succès de Boris Vian :
~~~( "On n'est pas là pour se faire angolais..."
26 octobre 2009
Le jeu des sept familles ?
et son fils,
voici donc venir
et ma fille.
02 septembre 2009
L'heure de la rentrée... des masques.
Ce matin, c'est l'heure de la rentrée. Mais pour ne pas vous démoraliser davantage, je ne vous passe pas le clip de la chanson de Sheila.
Difficile de passer à côté de l'événement conjoint à cette rentrée scolaire, la fameuse grippe A et les masques de protection (certains vous font déjà ressembler à des canards, voir ci-contre). Vous aurez d'ailleurs assez à écouter ce matin, lues par le Proviseur ou par votre professeur principal, les recommandations et démarches à suivre en cas de suspicion de virus H1N1 dans la classe. Pas très rigolo, certains en sont déjà décédés.
Alors, faudra-t-il renvoyer tous les élèves chez eux dès qu'un loulou crachotera et se plaindra de fièvre ? Et le prof aussi ? Faudra-t-il seulement protéger les personnes plus fragiles, sujettes à risque ?
Il paraît qu'il ne faut pas plaisanter avec "ça". Mais l'humour, à quoi ça peut bien servir, sinon à prendre une distance avec ce qu'on ne peut maîtriser autrement ?
Heureusement, certains osent rire de ce qui nous attend -de ce qui nous pend au nez...- par leurs dessins (ci-dessous, Jiffo dans Phosphore et Deligne dans Le Journal de Saône-et-Loire) et par leurs blagues de plus ou moins bon goût, .

On risque aussi chez nous d'assister à des scènes cocasses :
-M'sieur, j'ai oublié mon masque...
-Encore ? Bon, pour aujourd'hui, tu peux respirer avec ton voisin, mais que ça ne se reproduise pas.
-M'sieur, mon masque est troué, je peux aller en étude ?
Le masque pour le prof et pour les élèves, c'est quand même un très bon plan :
-le prof ne postillonne plus sur les trois premiers rangs ;
-le prof ne peut reconnaître les élèves pour les interroger nommément ;
-lors d'un contrôle, un élève peut se faire remplacer par un copain d'une autre classe plus fort que lui ;
-un élève peut bavarder avec son voisin sans que le prof puisse savoir qui parle.
-un élève peut souffler impunément la bonne réponse à un camarade interrogé.
Le "célèbre Chirac" (ne confondez pas, il s'agit bien sûr du médecin du Régent, au XVIIème siècle) déclarait, à l'occasion de l'épidémie de peste de Marseille en 1720, "qu'il fallait surtout être gai. (...) Ceux qui avaient le moral très haut, la vie forte et tendue, avec une bonne nourriture, risquaient moins que les autres." (Jules Michelet, Histoire de France, La Régence.)
Allez, si j'attrape la grippe A, vous pourrez toujours vous moquer de moi. D'ici là, sortez couverts.
Dernière minute, une invention personnelle, parce que personne ne pense à eux :
Le masque anti-grippe pour les Siamois. Merci qui ?
12 mai 2009
Hadopi, "ado au pas" ?
La loi Hadopi ("Haute Autorité pour la diffusion des oeuvres et la protection des droits sur Internet"), est remise au vote aujourd'hui à l'Assemblée nationale. Il s'agit pour les députés de se prononcer sur un texte visant à protéger les droits des auteurs et compositeurs dont les œuvres sont téléchargées illégalement sur le web.
Il s'agit aussi de punir ceux qui téléchargent. Les sanctions sont dites "graduées", allant d'un courriel d'avertissement jusqu'à la coupure de la ligne.
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La polémique fait rage, et les auteurs, très concernés, s'impliquent aussi dans le débat. Les uns défendent leurs droits, expliquant qu'à terme, les artistes ne pourront plus vivre de leur travail et que le téléchargement s'assimile à un vol pur et simple ; les autres soutiennent que le téléchargement permet de mettre à portée de main de chacun la culture, et que ce qu'un auditeur ou un spectateur "illégal" a aimé, il l'achètera ensuite en CD ou en DVD.
Alors, pillage ? Diffusion massive de la culture ? "Lutte contre les entreprises multi-millionnaires" ? Danger d'une société qui croit au tout gratuit ? Flicage d'Internet ?
Les arguments fusent, parfois avec les noms d'oiseaux. Juliette Gréco, Maxime Le Forestier, Thomas Dutronc, Patrick Bruel, Francis Cabrel, Renan Luce, Renaud, Alain Souchon, soutiennent le projet ; et d'autres le dénoncent comme Cali ou Francis Lalanne, dont on trouve les témoignages en vidéo sur le Net.
Mais comme nous sommes en France, tout finit par des chansons. Ecoutons Nicole Croisille, dans ce petit détournement (pardon aux auteurs !!) de sa chanson "Téléphone-moi", dont la vraie version vous rafraîchira ici la mémoire :
On a même l'impression d'entendre certains chanteurs reprendre en chœur ce refrain...
"Télécharge-moi,
Connecte-toi,
Clique sur moi,
Si tu m'aimes, si tu m'aimes, si tu m'aimes,
Télécharge-moi,
Connecte-toi
Et dis Merde
A la Sacem, à la Sacem, à la Sacem..."
Le débat est ouvert, c'est déjà ça.

04 avril 2008
Une perle de Carla ?
Ecoutez,
Carla nous parle :
~~~~~~( C’est merveilleux de ne partir de rien et d’aboutir à quelque chose.
Pas faux.
Et moi, je dis :
C'est toujours mieux que de partir de quelque chose pour n'arriver à rien.
11 avril 2007
La campagne est ouverte.
Depuis lundi, la campagne officielle pour les élections présidentielles est ouverte. Ils sont donc douze à concourir.
(image AFP pour Orange)
M'en vais pas vous rappeler les noms des douze. Tiens, 12, un joli nombre, bien symbolique !
A moins de quinze jours du premier tour, les sondages consacrent un quarté, pour ne pas dire un duo. Alors, voter "petit candidat" ou pas ? Analyses et supputations fleurissent, tant dans les discours des candidats que dans les papiers des chroniqueurs politiques.
Voici ce que l'on entend souvent : Pour éviter un nouveau 21 avril, il faut voter utile. Mais qu'appelle-t-on alors le "vote utile" ? En clair, il faut voter pour les deux candidats qui sont les mieux placés pour le deuxième tour, afin d'être sûr qu'ils y accèdent vraiment.
Sans vouloir prendre parti politiquement, ce genre d'analyse me semble un peu gênant. Posons tout à plat et lisons entre les lignes : cela voudrait dire que d'emblée, il faudrait éliminer les "petits candidats", et que leur candidature, leurs propositions, leurs réflexions sur la société ne valent rien, qu'ils n'ont pas légitimité à faire entendre leurs différences, petites ou grandes. Cela voudrait dire qu'il n'y aurait pas besoin de premier tour, mais d'un seul et unique scrutin où, probablement, ne concourraient que les deux candidats placés en tête par les sondages. Cela voudrait dire que, puisque seules les grosses formations ont déjà gouverné, les autres n'ont aucune vocation à se retrouver jamais "aux affaires", un peu comme un jeune qu'on ne veut pas embaucher parce qu'il n'a pas d'expérience. Cela voudrait dire enfin que, à pousser jusqu'au bout le raisonnement de la grande formation de Gauche, pour voter vraiment utile, c'est à dire battre le candidat de la formation de Droite, il faudrait... ne pas voter pour la candidate de Gauche ! Assurément, puisqu'elle est présentée par les sondages comme systématiquement battue au second tour : il faudrait donc voter pour le 3ème homme, celui du Centre, puisque c'est le seul qui l'emporterait au second tour contre le "premier homme" !
Gare à la logique ! Comme un élastique que l'on étend trop, elle peut vous claquer à la figure.
Mais vous, qu'en pensez-vous ?
Pour finir sur un sourire, retrouvons les bons conseils extraits des Guides Léandri (éditions Fluide Glacial) :
Les Gestes Utiles (ils en auront besoin jusqu'au Premier tour !)
15 décembre 2006
Un hommage à Pinochet ? Une minute de soleil en plus...
Augusto Pinochet est mort lundi. Auguste l'"Auguste", tel le clown blanc et triste ?
Peut-on souhaiter la mort d'un être humain ? La question se pose quand on se veut humaniste. Mais jusqu'où peut-on supporter l'existence paisible d'un tortionnaire, d'un assassin ?
Question délicate. Vouloir la mort d'un être, c'est sans doute rentrer soi-même dans un système que l'on réprouve. Si l'on juge abominables et scandaleux les massacres, les assassinats, les meurtres commis par un individu, tout aussi abominable devient la décision d'un Etat (même légitime et démocratique) d'appliquer aussi cette peine de mort, de manière réfléchie.
Les tortionnaires, criminels de guerre ou civils doivent être jugés et condamnés. Tout le reste appartient à notre conscience.
Alors peut-on au moins simplement se réjouir de ce décès dont on n'est de toute façon pas responsable ?
Bon, j'arrête là ces questions, que je me pose autant que je vous les soumets. Pierre Perret a répondu dans une chanson il y a quelques années, joliment reprise par le groupe des Trapettistes. Un texte qui frappe, un texte qui dérange sans doute un peu. Mais à quoi sert donc l'"art" si ce n'est à cela ?
Une minute de soleil en plus
Moi je vis ma vie sans inhibition,
Sans complexe ni dépression.
Je n’écoute la fille de la météo
Que lorsqu’elle me dit qu’il fait beau.
Mais je tends l’oreille aux infos que j’abhorre
Si j’apprends qu’un salaud est mort.
Et je m’émerveille de ces petits plus
Qui pour moi font briller Phoebus.
Un dealer se fiche sous un autobus,
Je vide une bouteille de Pétrus
Si Milosevic a un infarctus
Une minute de soleil en plus !
Un enfant qui pleure, adieu ma gaieté
Au contraire je suis enchanté
Qu’un général meure d’une jolie gangrène
Au bras qui tenait la gégène !
Y a qu’les hypocrites qui pleurent sur le sort
D’un salopard quand il est mort
Moi les parasites de la société,
Je trouve qu’ils ont trop de santé.
Les fachos s’étripent au plus haut niveau
Même si ça pollue l’caniveau
Si l’gros porc zigouille l’immonde fœtus
Une minute de soleil en plus !
Kadhafi s’étrangle d’un os de mouton,
J’adopte le fils du mouton.
S’il imite son père au prochain méchoui,
Il met Ben Laden au tapis !
Un poseur de bombes s’la prend dans les dents
Ça lui économise un cure-dents
Si un pédophile s’la prend dans l’anus
Une minute de soleil en plus !
Pour c’lui qui tabasse sa femme et son chien
Un p’tit cancer me paraît bien
Pinochet trépasse, Desproges dirait ça :
« Je reprends deux fois d’la pizza ! »
Moi je vis ma vie sans inhibition,
Sans complexe ni dépression.
Je n’écoute la fille de la météo
Que lorsqu’elle me dit qu’il fait beau.
Pierre Perret
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En ce qui concerne Pinochet, on trouvera des dossiers complets sur le régime chilien de ces années dans toutes les pages d'accueil des fournisseurs d'accès Internet.
A lire aussi (et à écouter), la chanson de Julos Beaucarne, "Lettre à Kissinger" pour lui raconter le supplice du poète Victor Jara.



















