13 février 2009
Et vous, vous croyez en la chance ?
je découvre ce matin que nous sommes le vendredi 13 février.

Vendredi 13 ? Vous y croyez, vous, à la chance ?
A ces hasards, ces coïncidences, à ce moment où vous vous trouvez pile en face de la cible ?
J'ai connu dans mon existence, notamment dans ma vie d'"écriveur", quelques-uns de ces hasards, de ces coïncidences, de ces moments incroyables où ce que je proposais était précisément attendu. Comme si le Temps lui-même réunissait deux volontés tendues vers un même objectif.
La chance ? Le destin qui vous choisit et vous distingue des autres ? Une entité bienfaisante, un dieu protecteur, un ange-gardien ?
Le déclencheur de ta chance, c'est toi. Provoque-la.
N'espère pas gagner au loto sans valider ton ticket.
N'attends pas dans ton fauteuil que les chutes du Niagara coulent dans ton salon.
17 septembre 2008
les "I did it" de l'école
Rébecca a été impressionnée par la photo de mes vacances au Maroc (voir le message du 8 août):
"Superprof en action !! Si vous pouvez touchez un serpent, vous pouvez corriger cent copies en un week-end !!! Rébecca"
"Les "I did it" des élèves... Ecrire sa copie de philo en rose barbie Venir en maillot de bain, tongs et paréo au bac - montrer sa feuille au prof de géo et affronter son regard déconcerté lorsqu'il réalise que, arrivée en hypokhagne, sur une carte des pays traversés par le Nil, je ne sais placer que l'Egypte (si, si!). - glisser dans les escaliers, à une heure d'afluence bien évidemment. S'habiller comme le prof de maths (blouse blanche, cravate, pull vert !! et pantalon marron)
I did it !! Rébecca"
"- Se promener avec des oreilles de zèbres toute une journée (journée d'intégration, tout de même)
- Prêter une gomme en forme de coeur et un crayon à papier à paillettes au prof de philo
I did it !
Cécile"
c'est quoi,
vos "I did it" crétins de l'école ?
les "I did it !" du Prof :
-venir à l'école en pyjama (c'était carnaval)
-étudier en cours le texte de "La danse des canards"
Mais pas encore fait :
-corriger en rouge une circulaire du Proviseur
-jeter les copies du bac blanc au recyclage
-aller interroger les élèves au bac déguisé en diablotin
23 juillet 2008
Le Bac, vos témoignages (2)
"Après 15 jours de dépression généralisée, la tension est enfin retombée après avoir culminé le 4 bien évidemment ! Et, parce que cette année était décidément placée sous le signe des coups de théâtre, après la stupéfaction
générée par les sujets les plus déconcertants possibles, les résultats ont réservé une surprise analogue... Un très beau chiasme en somme : d'un côté l'espoir de tomber sur de bons sujets et de réussir ce bac qui nous menace depuis des années suivi du désespoir absolu quant à la moindre chance de réussite en sortant, de l'autre le désespoir d'élèves qui n'osent même pas avancer vers les listes de résultats suivi de la plus grande stupéfaction face à ces résultats qui étaient... bons! J'ai eu mon bac mention très bien !! Qu'est-ce qu'on dit ? Merci Sartre pour ces notes de travail si confuses qui m'ont valu un 19 en philo (!) et (soyons équitable) merci Bendico pour mon 17 en littérature. Ça c'est fait, et quel soulagement ! Toutefois, malgré cette pression latente et croissante au fil des mois, mon année de terminale reste ma plus belle année !... Nostalgie... Incontestablement, oui, cela valait le coup !!! Une très très bonne surprise ! Et puis, à vaincre sans péril, on triomphe sans gloire...! Cécile"

"Voilà avec l'obtention du bac, un page se tourne.
...Adieu
Aux arbres mouillés de septembre
À leur soleil de souvenir
À ces mots doux, à ces mots tendres
Que je t'ai entendu me dire
À la faveur d'un chemin creux
Ou d'une bougie allumée
Adieu à ce qui fut nous deux
À la passion du verbe aimer...
Au revoir lycée Maurice Genevoix de Decize
Au revoir salle de classe
Au revoir professeurs
Au revoir devoirs
Au revoir
Une page se tourne, avec derrière moi:
Des personnes inoubliables que je ne verrai peut etre plus
Des pleurs, des doutes, des rires, des joies, de l'amour
3 années qui ne ressemblent pas
Des hypocrites et des amis
Bilan:
Des personnes formidables qui resteront toujours dans mon coeur
Un bac S en poche pour affronter une licence d'histoire à Dijon
Pleins de souvenirs
Merci
Hé oui, je suis nostalgique et j'aimerais bien rester encore un peu dans ce lycée, mais peut-être qu'un jour je reviendrai en simple visiteuse et pourquoi pas, un jour je reviendrai peut-être en tant que professeur d'histoire/géographie et j'en partirai pour la retraite après avoir été de l'autre côté de ce que je fus. Claire"
11 juillet 2008
Des jolies cartes
Oyez, oyez, lecteurs du blog !
En cette période de grandes vacances, comme l'année dernière, nous pouvons nous échanger nos adresses, pour envoyer et recevoir une petite carte postale des lieux idylliques (ou pourraves) de nos villllllllllllégiatures respectives.
Qui n'en veut, i' n'écrit son adresse, en échange de la mienne (même les vieux habitués, pasque je suis pas sûr de les retrouver. Mille zexcuses... ) :
02 juillet 2008
Vos suppliques pour être enterrés... ?
Vous avez lu et écouté Brassens il y a quelque temps dans une "Poésie du lundi".
Rébecca m'a envoyé ce message, que je vous relaie :
"Supplique pour être enterré à la plage de Sète... mais au fond que choisirions-nous si nous avions le choix ? Une plage ou une montagne ? Pourquoi pas un lieu encore fréquenté par des vivants ? Que choisiriez-vous, cher prof ? Près d'Alexandre Dumas ou Victor Hugo ? Brassens ? Un inconnu ? Une femme aimée ? Ou partir dans le vent encore vivant, soufflant et dispersant ?..."
J'ai longtemps dit que je préfèrerais être incinéré, qu'on répande mes cendres au vent sur les falaises d'Etretat, face à l'"Aiguille creuse". Au grand vent, qu'un peu de moi flotte sur la mer, qu'un peu de moi atteigne le rocher majestueux et peut-être qu'un peu de moi subsiste dans la mémoire de mes proches à chaque fois qu'ils verront une photo de cet endroit magnifique. Un lieu de souvenir peut-être aussi, l'occasion d'un voyage en Normandie pour les gens qui m'aiment. Peut-être un peu présomptueux ? A y réfléchir un peu plus, je me dis que finalement... je m'en fous un peu !
Petite question à ne pas prendre tristement, et que je vous soumets à mon tour :
Et vous, où aimeriez-vous être "enterré", si vous en aviez le choix ?
19 juin 2008
Gros bazar !
Gros bazar et pause-pipi involontaire : notre ligne téléphonique (et Internet) était coupée depuis mardi soir ; quand je dis coupée, c'est bien coupée, tranchée, cisaillée ! Deux fils qui pendouillent misérablement en attendant qu'on veuille bien les rapprocher, les coller, les souder, que sais-je encore ?
Non, rassurez-vous, ce n'était pas un attentat contre les correcteurs du Bac, mais un accident à quelques centaines de mètres de chez nous : une voiture, un poteau, des dégâts..
Vos messages sur le bac bientôt, les autres messages en retard, et des nouvelles de la télé.
Bonne journée à tous !
09 avril 2008
Ma personnalité révélée par la graphologie !...
Comme promis la semaine dernière (Voir mon message du 5 mars 2008), voici en exclusivité mondiale ma personnalité révélée par la graphologie !
Ce que j'en retiens surtout, c'est que le message est bien construit :
D'abord on commence par quelques traits de caractère positifs (besoin de non-conformité, recherche d'originalité, volontaire). Ensuite, on enchaîne avec l'analyse de difficultés personnelles (soucis de communication, conflits, un certain manque de confiance). Puis les bons points, les flatteries (sens de l'humour et de la répartie, goût de l'analyse, sensibilité, curiosité d'esprit). Enfin, les propositions d'aide (et de vente !).
Je ne remets pas en cause la graphologie. Possible après tout que mon écriture dite "acérée" révèle "une intelligence fine et perspicace" (Mais qui dirait le contraire devant un tel compliment ?). Peut-être mon écriture "bouclée, annelée, (...) en lasso"" est-elle le signe d'une agilité mentale alliée à mon charme (je recopie !).
Je crois surtout qu'il y a dans ce type de message une bonne part de marketing publicitaire et psychologique, quand on nous informe d'une affectivité derrière laquelle se cache un sentiment "que vous avez du mal à analyser".
En bref (je résume) : "vous êtes un type formidable, fin, subtil, curieux, généreux, ouvert, mais je vais vous aider à dépasser un certain manque de confiance que je ressens en vous."
Un peu facile, non ? Car après tout, si l'on répond généralement à ce genre d'annonce, n'est-ce pas parce que soit l'on est curieux, soit l'on recherche des réponses sur certaines difficultés de sa personnalité ?
D'où la proposition finale d'approfondissement de l'analyse graphologique et psychologique : comment exploiter au mieux votre personnalité, comment tirer parti des forces qui vous animent, votre chance, aujourd'hui et demain (=mes conseils), avec l'habituelle "promotion exceptionnelle" (78 euros au lieu des 150 euros habituellement facturés).
Et ce n'est pas tout, messieurs-dames : porté par notre élan de générosité, nous vous proposons en supplément (comprenez : un supplément de 78 nouveaux euros !) une étude "psycho-astrologique". Comme on s'éloigne encore un peu plus de la science, enrobons ça sous une formule qui fait sérieux :
"Toutes les connaissances sur vous-même seront réunies dans ces études et formeront ainsi une véritable radiographie de votre personnalité."
En bref, si vous m'envoyez une carte postale, moi aussi, je pourrai devenir graphologue et déchiffrer votre personnalité :
vous êtes sympathique !
05 mars 2008
La graphologie, vous y croyez ?
Ayant reçu il y a quelque temps une publicité pour une étude graphologique, j'ai décidé de répondre et de tenter l'expérience (pour un aperçu gratos, pas pour une étude complète, payante, bien évidemment).
La méthode en était simple, il suffisait de recopier un texte prédéfini puis de le signer:
La semaine prochaine, vous lirez l'analyse de mon écriture (du genre "écrit comme un salopiau" ? Mystère...) S'agira-t-il d'un texte-type valable pour tous, avec proposition d'approfondir l'analyse (contre des sous-sous dans la po-poche) ? M'y reconnaîtrai-je ? M'y reconnaîtra-t-on ou bien, comme pour les "horoscopes" prétenduement personnalisés, voudrai-je n'y lire et n'y prendre que ce qui m'intéresse, en gros les indications flatteuses ?
N'hésitez pas à me faire part de vos propres expériences en la matière.
27 février 2008
La grenouille et le scorpion
A propos de la revue In-fusion,
un message de Michel Benoit,
sous forme de fable :
"Ok, mis à part l'aspect catastrophes écologiques auxquelles je crois dur comme fer, c'est vrai que l'on a du mal à imaginer qu'un jour le soleil implosera et pourtant ce sera dans la logique des choses... Mais on ne veut pas y croire quand même c'est la nature de l'homme.
A ce propos, connais-tu cette histoire ?
Un jour, sur le rivage d'un étang, un scorpion pensif rêvait de se promener sur l'autre rive. Il savait que pour lui ce n'était pas possible, ne sachant pas nager.
Au loin, il aperçut une grenouille, il l'appela et lui demanda : Bonjour, Grenouille, je voudrais traverser cet étang mais je ne sais pas nager. Pourrais-tu m'aider ?
La grenouille surprise, lui répondit : Oui, je veux bien mais comment le pourrais-je ?
-Porte-moi sur ton dos jusqu'à l'autre berge... lui dit le Scorpion.
-D'accord, répond la Grenouille mais si je le fais, tu vas me piquer et je vais mourir.
-Pas du tout, répond le Scorpion, car si je te pique et que tu coules, je vais couler avec toi et je ne pourrai jamais atteindre l'autre rive.....
-C'est vrai, lui répond la Grenouille, alors d'accord, je veux bien t'aider !
Le Scorpion monte sur le dos de la grenouille et celle-ci commence à nager en direction de l'autre berge. Au milieu de l'étang, le Scorpion relève sa queue et pique la grenouille qui se paralyse et coule petit à petit...
-Je vais mourir et tu m'avais pourtant promis que tu ne me piquerais pas. Tu vas mourir également, d'ailleurs, puisque tu ne sais pas nager.
Le Scorpion lui répond : Je sais, Grenouille, mais vois-tu, c'est dans ma nature... Je n'ai pas pu m'en empêcher.
Et la Grenouille et le Scorpion sombrèrent dans les eaux profondes de l'étang.
La moralité est qu'on ne peut lutter contre ce pourquoi l'on est fait et que le naturel nous rattrape toujours au moment où l'on s'y attend le moins.
Pour notre Terre, l'homme est identique au Scorpion, il sait qu'il la détruit, et qu'il faudra la quitter au risque de sombrer un jour avec elle, mais pourra-t-il atteindre une autre terre ? Et le souhaite t-il vraiment ? Michel"
26 février 2008
Souvenirs, souvenirs...
Suite à quelques souvenirs divulgués ici-même à propos de Carlos et de notre adolescence semi-boutonneuse, je reçois ce message de Flo (mais si, la Flo du collège, les boums !)
"Salut à toi qui me fait revenir quelques années en arrière ou peut-être quelques décennies heu tu crois...
En effet, que de souvenirs émouvants peut-être même sensuels sont gravés dans le verre de ta montre un peu trop frotté contre le béton du garage de mes parents, fief de la deuxième vraie boum de notre existence (après celle de Florence P... me semble-t-il), le 6 décembre 1980.
Pour en venir à Carlos, ses chansons ne sont pas les seuls souvenirs marquants que nous, les compères de l'époque, ayons gardé de lui. Si tu cherches bien dans tes archives de toute sorte (je te sais conservateur), tu retrouveras la belle écharpe tricotée par Mémée Leblanc, écharpe aux couleurs d'un illustre club de rugby que vous représentiez à travers son équipe de "cadets" et que je supportais chaque dimanche matin. Si tu retrouves ladite écharpe, peut-être y trouveras-tu un poil de barbe ou un cheveu non porteurs de ton A.D.N. emmêlés dans les mailles du tricot. Tu as tellement caressé Carlos avec cette écharpe pendant l'enregistrement des "Petits papiers de Noël" en décembre 1983, qu'il pouvait bien y avoir perdu quelques "fibres" de sa personne! Tu avais trop peur de ne pas être filmé par la caméra et il avait fini par te demander, l'air un peu agacé, de quel club tu étais supporter. Première apparition de Jean-Noël Leblanc à la télévision. Je saurais le faire savoir à Arthur lorsque tu seras invité aux "Enfants de la télé" pour l'adaptation de l'un de tes romans au cinéma. Je pourrais m'improviser "fournisseur de casseroles", j'ai de la matière première !
Figure-toi que nous sommes allés à un dîner dansant et entre deux bouchées de coq au vin, la sono inonde la salle de ses décibels et comble du hasard, diffuse "Big bisou" de Carlos. Un peu plus tard dans la soirée, série tendresse et premier slow : "Adieu jolie Candie" suivi de "28° à l'ombre"! Alors là, je n'en croyais pas mes oreilles... J'ai observé le D.J., mais non, ce n'était pas un compère de la bande mais il a sans doute à peu près les mêmes souvenirs que nous ! Bises à vous 4. Flo"
Il n' y a pas de hasard... il n'y a que des coïncidences !
En tout cas, merci d'avoir partagé ces souvenirs (de 45 tours). Ça rappellera sans doute de tendres moments à beaucoup plus de monde que tu ne crois.
Allez, un dernier hommage (horriblement drôle) à Carlos :

























