argent

On sait que le chômage partiel a permis aux salariés et aux entreprises de toucher leur salaire un moment pendant le confinement, mais quid pour les indépendants qui travaillent avec leur "tête" ? On a appris dernièrement que certains auteurs âgés touchaient des pensions du Ministère de la Culture (pas moi, promis !) quand ils ne pouvaient plus subvenir à leurs besoins. Sur quels critères ?...

Il y a quelques années, j'avais aussi découvert ces timbres et leur histoire inconnue, née pendant le Front populaire, dans les années 30 : la Poste éditait alors des timbres surtaxés -ça existe aujourd'hui au profit la Croix-Rouge.

Antoine Poncet - CNEAI = Centre National Édition Art Image

 Pour les chômeurs intellectuels, 1935
© Dessin de René Grégoire, gravure d’Omer Désiré Bouchery, oblitération anonyme

Les timbres édités : Série de timbres de 1936-1938 - Série de timbres

Les explications d'Antoine Poncet sur son site : Pour les chômeurs intellectuels

 

Dans le Timbres magazine Chomeurs-intellectuels.pdf

 

« Chômeur ? Allons donc, cela s'appelait bohême de mon temps ! Et puis vous êtes un bourgeois, un bourgeois ne peut pas faire un « vrai » chômeur, il y a là quelque chose qui ne va pas. Enfin, au fait et au prendre, qu'est-ce que cela signifie d'être chômeur quand on a pour métier de penser ? Peut-on s'arrêter de penser ? Ha ha ! Un intellectuel en chômage, ce serait en somme un monsieur un peu fatigué et qui se donnerait quelques vacances cérébrales ? Jolie expression, après tout, pour désigner un type un peu gâteux. Mais je crois plutôt que vous vous payez ma tête. »
Denis de Rougemont, Journal d'un intellectuel en chômage, 1937 Paris Albin Michel.