L’image contient peut-être : 1 personneDécédé en avril 2017, Jean-Luc Duez a d'abord été artiste pour la publicité, puis peintre hyperréaliste puis "peintre électronique" et artiste urbain.

Refusant la fatalité d'une rupture sentimentale, raconte Libération, "à genoux devant l'immeuble de sa « belle », il dessine des fleurs de lotus. « Elle m'a téléphoné, furieuse. M'a crié de la laisser tranquille. Puis elle a dit : "J'en ai marre de tes fleurs, trouve autre chose." Je l'ai prise au mot. » Le lendemain, plus de fleurs. Des «Je t'aime» barbouillés tout au long de sa rue. « Et près de son travail, partout où elle pouvait aller. » Elle craque, porte plainte.

Mais Jean-Luc, en peignant ses déclarations, a fait des rencontres. «Une dame m'a abordé. Elle avait l'air heureuse : "C'est vous qui faites tous ces 'Je t'aime', continuez, ça fait du bien."» Les jours passent, les encouragements des piétons s'accumulent. «Chacun s'appropriait un petit bout de "Je t'aime". Alors j'ai décidé d'écrire pour les autres plutôt que pour elle. En choisissant quelque chose de plus universel : "Amour".» Sans emploi depuis la séparation, vivant «en ascète» du RMI, il y consacre jours et nuits, une centaine d'Amour «déposés» quotidiennement. Volontairement effaçables. «Je ne veux rien imposer.» Mais frénétiquement retracés.

 

Son mot "Amour" est devenu célèbre sur les trottoirs parisiens, sur les vitrines, les murs de la capitale.