mille_feuillesJDCDécouvrez aujourd'hui, dans le Journal du Centre, le retour du Mille-feuilles !

 Votre petite pâtisserie littéraire (à déguster une fois par mois) vous suggère de partir en...

Voyage, voyage...

Trois voyages immobiles : dans les impasses de la vie d’un couple, dans le quadrillage des rues de New York, dans les chemins de la campagne nivernaise en fin de XIXe siècle.

L'Art difficile de rester assise sur une balançoire, d'Emmanuelle Urien (éditions Denoël) :

art Urien

Quand son mari la quitte pour sa meilleure amie, Pauline voit sa vie basculer : elle se sent comme éjectée d’une balançoire à deux places. Anéantie, elle ne peut même plus en vouloir à la traîtresse, retrouvée étrangléePour épuiser la « doulhaine » qu’elle nourrit en son ventre, mélange délétère de douleur et de haine, elle décide que le « père de ses enfants » sera comme le chat de Schrödinger, à la fois mort et non-mort. Un style incisif, une galerie de portraits cruellement drôle, de la mère psy au « vieux copain » dragué sur Internet. 

 

Les Carnets d'un New Yorkaisde Peter Kuper (éditions çà et là) :

carnet new yorkais

Par ses courts récits recueillis en un album de BD soigné, Kuper jette un regard critique sur la société américaine, depuis sa première visite émerveillée à « Big Apple ». Son trait de crayon ne dissimule rien de l’ambivalence de New York, cité déchirée entre ombres et lumières, « sa surface miroitante et ses entrailles plus sombres ». Bribes d’autobiographie, étude de la faune interlope, éclats de la vie nocturne, instants volés à la fenêtre jusqu’à la dévastation du 11 septembre et les cauchemars qui accompagnent désormais l’artiste. Une œuvre véritable.

 

Hussard noir à la campagne, d'Antoine Gavory (éditions de l'Escargot savant) :

hussard gavory

Quelque vingt-cinq ans de la vie de Clément, instituteur laïc descendu de Paris pour trouver sa place à Chaulgnes. Un combat quotidien pour ce « hussard noir » à la foi républicaine : rouvrir la classe, obtenir un poêle, se battre contre les préjugés, convaincre les paysans de la nécessité d’envoyer leurs enfants à l’école. Pas d’intrigue mélodramatique, mais une atmosphère juste qui restitue la vie à la campagne et le combat idéologique de cette époque.

Bonnes lectures à vous !

A suivre dans le JDC