mille_feuillesJDCDécouvrez aujourd'hui, dans le Journal du Centre, le retour du Mille-feuilles !

 Votre petite pâtisserie littéraire (à déguster une fois par mois) vous suggère d'apprécier...

les plaisirs de la vie !

Vivons heureux en attendant l’amor : en hédonistes convaincus, célébrons la gastronomie, l’érotisme, les copains.

Les Oies du capitaine, de Jean-Paul Rousseau (éditions Rhubarbe) :

oies du capitaineDans cet excellent recueil, l’auteur mêle la grande histoire au récit gourmand: chaque nouvelle est une saynète bourguignonne plaisante qui met en scène les œufs en meurette, les escargots, la choucroute, la tarte aux pommes… Même les recettes qui les accompagnent se dégustent : loin de se contenter d’un relevé d’ingrédients, les confessions de Rousseau font chanter les oignons, soupirer les légumes et frissonner la viande.
Un régal !

Emmanuelle, d'Emmanuelle Arsan :

EmmanuelleDans l’avion qui la mène à Bangkok pour retrouver son mari, la jeune Emmanuelle se laisse happer par le plaisir des rencontres de hasard. Tout en restant fidèle à Jean, elle multiplie les partenaires et les caresses, condamnée complaisante au régime sensuel. L’intrigue délicieuse, aux scènes sublimées par la langue de l’auteur, habile et enveloppante, se mue soudainement en une étrange initiation : le mystérieux Mario la guidera bientôt vers une philosophie du désir. Un chef-d’œuvre de l’érotisme d’une envoutante poésie..

Les Copains, de Jules Romains (éditions Folio-Gallimard) :

LLes Copains’auteur des Hommes de bonne volonté était aussi un humoriste : en témoigne Knock mais aussi ses Copains : un soir de bibition excessive, sept copains décident de se venger d’Ambert et d’Issoire, sous-préfectures d’Auvergne qui les narguent sur une carte poussiéreuse. Après un arrêt mémorable en gare de Nevers, ils rejoignent les deux agglomérations  pour y semer un terrible bazar ; leurs farces grandioses vont réveiller l’une puis anéantir l’autre : les militaires en prennent pour leur grade, les bigots sont encouragés aux « plaisirs de la chaire » et la statue d’un Vercingétorix nu s’anime soudain lors de son inauguration en des imprécations farouches...

 

Bonnes lectures à vous !

A suivre dans le JDC