Big AppleNos Vacances formidables :

This is the end...

Programme à suivre pour la journée

L'avion et le retour at home.

A l'aéroport de Newark, les formalités s'effectuent très rapidement. Dans la salle d'embarquement, avec ma casquette et mon gobelet de café, je finis par me prendre pour Gibbs. Et Paf ! une petite calotte derrière la tête de mon McGee de fiston !

Mike DelfinoOn s'installe dans l'avion, on pose les bagages, on repense à ce séjour fabuleux... et à ce matin au petit-déjeuner : je ne vous ai pas raconté ça ? à une table de distance, on trempe son bagel en même temps que Mike Delfino !! Mais si, Mike, le beau plombier de Desperate Housewives ! Bon, on n'est pas très sûr que ce soit lui, parce que sa femme est moche, et qu'on se demande bien pourquoi il viendrait coucher au « Mille Burnes », au milieu de touristes "middle friqued" comme nous. En tout cas, il porte le même t. shirt que dans la série. C'est pas une preuve, ça ?

telePuisqu'on parle de programme télévisé, je consulte les chaînes Continental Airlines, et je découvre avec joie que le film programmé ne sera pas Fast an Furious, déjà vu trois fois à l'aller, mais Thor (que je verrai deux fois). Génial, ça va me rappeler mes souvenirs de jeunesse et les fascicules Marvel que je lisais à l'internat !

la bande annonce de ce chef d'oeuvre

clap cine 1Alors voilà, je vais vous résumer le film très précisément, car certains d'entre vous ne le verront jamais, et ça manquerait à leur culture :

Thor MarvelIl y a très très longtemps, en l'an 3000 av. F.B., sur la planète Bricomarché, vivait une famille ordinaire de dieux scandinaves, le papa, la maman et les deux rejetons espiègles quoiqu'un tantinet rivaux.

Pour joindre l'outil à l'agréable, Papa Odin offre un marteau à l'un de ses fistons -le blond, parce que le brun, évidemment, il est pas clair.

Les années passent, les enfants grandissent : le brun, il se rase, et le blond, il se laisse pousser les cheveux parce qu'il le vaut bien, et une barbe de trois jours parce que c'est la mode depuis « Lost ».

Un jour, des géants des glaces (des méchants un peu givrés, de la planète Miko) viennent chercher la bagarre. Pas content, Thor emmène ses copains pour mettre la zone chez les voisins, et ils chantent comme Lio : « Fallait pas commencer, tadidadidam dam ! », en match retour : grâce à une immense perceuse (souvenez-vous : on est sur la planète Bricomarché) ils percent un trou et ça glisse comme à Disneyland. Baston générale contre les géants des glaces qui ont la peau toute racornie et les yeux rouges -forcément, avec ce froid ! Au début, ça rigole fastoche pour eux : évidemment, avec un marteau, il a vite fait de les transformer en granité (essayez chez vous avec une massette et un bac à glaçons). Résultat du match, 1 partout - la balle au centre. Mais Papa Odin, pas jouasse -jouer avec le freezer, ça troue la couche d'ozone- exile le garnement comme jeune fille au pair sur la planète Terre...

Je vous épargne le reste des détails du scénario, mais, en gros, on assiste encore à une rupture de la chaîne du froid, à l'irruption d'un Goldorak radiateur à incandescence qui donne des gros coups de chaud à une petite ville qui semble n'avoir qu'une seule rue (New York n'était pas dispo, les Schtroumpfs ayant déjà réservé Manhattan), des méchants agents du Gouvernement qui veulent tout cacher (mais c'est ballot, Fox Mulder n'a pas pu venir, il est coincé à Los Angeles pour tenter de convaincre les producteurs de financer le 4ème film des X Files) Ouh les vilains, ils se sont approprié le matos et les recherches de la jolie scientifique toute jeunette (qui a dû suivre des études d'astro-physique en accéléré) mais qui deviennent tout gentils ensuite, "On vous rend tous vos papiers et votre matériel, et limite on s'excuse" (ils ont pas l'air de vraiment savoir s'en servir ; en revanche, ils savent dérouler des bâches transparentes pour que ça fasse de jolis effets de transparence), à un baiser final où Thor embrasse une Jane (Moi, Tarzan !) en remuant la bouche mais sans mettre la langue (il n'a pas encore pu tout comprendre des civilités terriennes, parce que le film ne dure que 1h46).

A la fin, Thor retourne chez lui flanquer une peignée à son frangin, le brun, mais du coup, avec son marteau, il casse le pont qui le reliait à la Terre – et à Jane !!

Méga-tristesse, car Jane brûle de retrouver son grand blond, mais Sourire d'espoir, car tous ses copains vont l'aider, ils ont compris qu'elle avait des vues sur son grand manche, et on se doute que tous les deux vont enfin pouvoir mettre la langue.

A ce moment-là, le début du générique se met à défiler, alors on se demande pourquoi c'est déjà fini, sinon pour faire une suite (qui ne fera de Thor à personne ?). En même temps, on se demande aussi pourquoi ça a commencé.

Le générique m'apprend que le film a été produit par Marvel -j'aurais plutôt cru par Marcel- et que le principal coupable (ou la victime ?) n'est autre que Kenneth Branagh, lui-même englué dans la malédiction qui le pousse vers tout ce qui peut ressembler à un conflit shakespearien, comme Cochonou vers les saucissons.

J'arrête là ma "Séquence du spectateur", car l'aéroport de Genève est annoncé ! Je vous passe encore les modalités de l'atterrissage (avec freins), et surtout le loooooooooong retour en voiture jusqu'à la maison, les bagages déchargés et notre chat Robert bien content de nous retrouver :

NY Robert

NY+Pffff ! Dans une semaine, il faudra se retrouver devant les élèves. Mais déjà, dans ma tête, c'est clair : on retournera à New York ! Et pourquoi pas dans cinq ans, juste l'été du Bac et du brevet de nos enfants ?...

Et un grand Thank you ! à vous tous qui avez suivi et commenté notre séjour à New York !

The end