valise  3ème destination : La Médina

Réveil tôt ce matin, pour une visite guidée à travers Marrakech, pour découvrir la Médina et quelques jardins. Le temps de laisser les enfants ravis au mini-club pour toutes sortes d'activités (sport, piscine, coloriage, dvd...), nous rejoignons le bus.

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Première halte aux jardins de la Ménara, jardin public où les Marrakchis (habitants de Marrakech) aiment à se retrouver le soir pour profiter de la fraîcheur. Le pavillon est l'un des symboles de la ville, avec ses montagnes enneigées de l'Atlas en fond. L'histoire dit qu'un sultan aimait ce pavillon pour retrouver ses maîtresses... qu'il noyait au petit matin dans le bassin ! En réalité, ce bassin, qui date du XIIème siècle, a longtemps servi... (voir question pour le concours !). Très grand et très agréable, ce jardin est planté d'une multitude d'oliviers, que la municipalité cultive (et irrigue intelligemment) ou fait cultiver à son compte. Et un peu partout au pied de ces beaux arbres, des chats, rois de la ville :

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Retour au car et direction la nouvelle ville, que le guide nous présente avec force détails : le quartier de l'Hivernage, où les Européens venaient prendre leurs quartiers d'hiver, les remparts de la Médina, l'enceinte du Palais royal, les constructions importantes pour le tourisme et les habitants (des travaux partout !), l'exode rural, la volonté de repousser l'industrie (principalement agro-alimentaire à Marrakech) en périphérie  pour récupérer les emplacements. Nous arrivons bientôt devant un lieu particulier dans la ville, le fameux Jardin Majorelle :

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le superbe "bleu Majorelle"

S7300437 Dans l'enceinte de quatre murs en plein coeur de la ville, le jardin Majorelle représente un havre de paix appréciable. Acheté par le peintre Jacques Majorelle (né en 1886 et mort en 1962), un des chefs de file de l'Art Nouveau français, cet espace a été planté de trois cents essences végétales, un peu à l'instar du jardin Claude Monet à Giverny. Des cactées en tout genre, des nénuphars, des lotus, des papyrus, des bambous, des bassins, un parcours frais racheté et restauré par Yves Saint-Laurent (mort il y a un peu plus d'un mois), le couturier français qui aimait retrouver là une partie de son inspiration. De nombreux oiseaux égaient les lieux, dont le Bulbul des jardins, qui, selon la brochure, est "bavard et bruyant, très actif, curieux et familier" : ça me rappelle quelques élèves, évidemment...

S7300452bis__R_solution_de_l__cran_Une belle balade ensuite dans la Médina, passant par les belles portes ("Bab"). Ruelles, boutiques hétéroclites (larges d'un mètre et profondes de deux à peine) où souvent dans le noir les uns vendent des pains et des bonbons à l'unité, les autres ressemellent des chaussures, d'autres tissent ou travaillent le bois... Tout un tas de petits métiers et une activité étonnante. Reçoit-il vraiment beaucoup de clients, ce vendeur de casseroles ? Et partout dans ces ruelles, des vélos ou des cycles divers à moteur devant lesquels il faut sans cesse s'écarter. Le four du quartier, où chaque femme va faire cuire son pain de la journée, le boucher et la viande à mouches, le "garagiste"... On sent là une vie à la fois intense et calme.

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La visite guidée de la Médersa Ben Youssef nous révèle les beautés de cette université coranique : les céramiques sont somptueuses, ainsi que le travail de ciselage de plâtre et stuc, les portes de cèdre, les plafonds sculptés représentant des versets du Coran. A l'étage, tout autour de la grande cour centrale ou de petits patios, les 132 cellules accueillant autrefois les étudiants. Beau palais, manifestant à la fois la ferveur religieuse et le goût pour l'art.

Pour finir, nous découvrons une "herboristerie", c'est à dire un marchand d'épices. Celle que nous visitons ("on peut acheter après, mais on n'est pas obligés, c'est avant tout un intérêt social", se défend notre -excellent- guide). La suite bien vite

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De retour de cette visite enchanteresse, nous passerons l'après-midi en repos au bord de (et dans !) la piscine, puis devant la télé le soir Pour les enfants, c'est la joie : soirée "Fort-Boyard" ! Et pour nous, quelques zapping entre les chaînes françaises et marocaines, où les participants de la Nouvelle Star locale massacrent "For me, formidable" de Charles Aznavour...

point_interrogation4ème question (pour 4 points) :

A quoi servait naguère le bassin de la Ménara  ?